coeur

Le carburant (méconnu) de votre cœur

Chère lectrice, cher lecteur,

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Certes, ça a l’air effrayant ; mais au fond, est-ce si tragique que ça ?

Après tout, mieux vaut que les gens décèdent parce qu’ils ont vécu longtemps et peut-être, en s’étant nourris un peu trop richement, plutôt que de trépasser pour cause de violence et de sous-nutrition.

Mais le mieux, cela reste tout de même de profiter de la vie le plus longtemps possible, et si le choix nous est laissé, en meilleure santé possible.

Pour cela, nous n’avons pas d’autre choix que de choyer nos organes internes, qui restent dépendants les uns des autres pour leur bon fonctionnement.

Ainsi, les problèmes artériels se répercutent directement sur le cœur ; mais ils peuvent aussi impacter directement la santé de vos reins (dans le cas de l’artériosclérose, par exemple), de vos jambes, de votre cerveau…

À ce titre, le cœur est un organe fascinant, et dont notre vie dépend très directement.

Il est possible que, pendant quelques heures, votre estomac, vos intestins ou même vos reins cessent de fonctionner correctement – l’important est qu’ils se remettent en route assez vite.

Au contraire, il suffit de quelques secondes où votre cœur se met à mal fonctionner, pour que vous vous retrouviez en danger de mort.

D’où l’importance d’avoir un cœur – cette pompe de sang – dans le meilleur état possible.

Comme tout conduit, vos artères s’encrassent…

Nos artères sont naturellement enclines à se boucher.

Elles accumulent les mauvaises graisses (triglycérides et mauvais cholestérol) sous leur couche intérieure, l’endothélium, ce qui obture peu à peu le passage du sang.

Le problème, c’est que des globules blancs viennent manger ces mauvaises graisses.

Or, s’il y a trop de ces mauvaises graisses, les macrophages, ces globules blancs venus à notre rescousse, peuvent « mourir d’indigestion ».

Dans ce cas-là, ils vont encore augmenter cette couche qui s’accumule sous les parois de vos artères…

Or, en mourant, ces globules blancs libèrent des cytokines (les désormais célèbres marqueurs de l’inflammation), qui sont comme autant de signaux d’alarme.

Ce qui rameute encore plus de leurs congénères, lesquels meurent à leur tour d’indigestion : ils s’empilent dans ce dépotoir, au lieu de le vider.

Dès lors, ce n’est plus une couche qui s’accumule « sous le tapis » des parois des artères. Ce sont les artères qui deviennent un conduit tortueux où le sang se met à circuler beaucoup plus lentement.

Le cœur, pour compenser, doit battre de plus en plus fort. D’où l’hypertension. S’il est trop âgé, ou trop mis à l’épreuve, il fatigue…

Mais pire encore : pour éviter la rupture du vaisseau, le corps calcifie la poche de détritus, graisseux notamment, et l’enveloppe de fibres musculaires.

Or, si la poche se rompt, le sang se met à coaguler, formant un caillot sanguin. C’est alors que commencent les dégâts les plus graves.

Car là où va le caillot, il bouche complètement l’artère. Il prive de sang, et donc d’oxygène, les organes qui auraient dû être irrigués.

Si, sous la pression, l’artère éclate, on parle de rupture d’anévrisme, ce qui cause immédiatement une hémorragie. Dans ce cas-là, le patient est en danger de mort immédiate.

Mais rien que de boucher les artères, représente un danger mortel : dans le cerveau, avec les AVC ; dans les poumons, avec l’œdème pulmonaire ; dans les reins, avec l’artériosclérose ; d’ischémie périphérique, si ce sont les membres inférieurs qui sont touchés, avec des risques de gangrène.

Le cœur, bien sûr, n’est pas épargné par ce risque, et si le caillot s’en vient bloquer l’apport sanguin du cœur, c’est l’infarctus – du verbe farcir – puisque le conduit sanguin est complètement bouché.

Or le cœur a un grand besoin d’oxygène pour fonctionner. Une demi-heure à peine après avoir été privé d’oxygène, ses tissus commencent à se nécroser.

D’où l’importance d’intervenir urgemment en cas de crise cardiaque.

…et c’est votre cœur qui en pâtit

Prendre soin de ses artères, cela passe par une consommation réduite d’alcool, d’aliments gras, salés, sucrés – et si possible l’arrêt complet du tabagisme.

Pour le cœur, qui peut se mettre à fatiguer avec l’âge ou l’effort de compenser le mauvais état des artères, il existe toutefois un micronutriment d’une importance capitale : la CoQ10.

Je vous parle ici d’importance capitale, car le fait de se retrouver en insuffisance cardiaque – lorsque le cœur fatigue trop – peut engendrer des risques proprement mortels.

En effet, une fois diagnostiquée l’insuffisance cardiaque, seule la moitié des patients dépasse les 5 ans[1] d’espérance de vie.

Avant d’en arriver là, il importe de redonner un petit coup de pouce à votre cœur avec la CoQ10, ce carburant naturel que le corps ne compense plus à partir de 50 ans environ.

La CoQ10 est une molécule – une co-enzyme – qui alimente vos mitochondries.

Ce sont des bactéries antiques que les organismes complexes comme les nôtres ont assimilées il y a plus d’un milliard d’années, et qui tiennent lieu de centrales électriques pour vos cellules.

Or les mitochondries sont surtout très nombreuses dans les cellules de vos poumons et de votre cœur, car ce sont des organes particulièrement énergivores.

D’où l’importance considérable de la CoQ10 et la gravité de ses carences.

Elle évite la formation des dépôts dans vos artères

La formation des plaques d’athérome, de déchets graisseux, qui bouchent les artères, et dont nous avons précédemment expliqué le fonctionnement, est directement dépendante du stress oxydatif.

Le stress oxydatif est la dégradation des cellules, qui engendre une sorte de rouille infinitésimale, les radicaux libres, qui corrodent tout ce qu’ils touchent et encombrent les cellules.

Or les radicaux libres sont directement impliqués dans la formation des plaques d’athérome, puisque ce sont eux qui oxydent le mauvais cholestérol (LDL).

C’est parce que le mauvais cholestérol se transforme en bouillie solide qu’il appelle à lui les macrophages. Lesquels, en « mourant d’indigestion », amplifient le phénomène de farcissent des artères[2].

Il a été prouvé scientifiquement que la CoQ10 est capable d’enrayer directement ce phénomène, et de prévenir l’oxydation du cholestérol LDL, ainsi que l’inflammation relative aux plaques d’athérome[3].

Le carburant du cœur

Naturellement, la CoQ10 redonne un coup de fouet à votre cœur puisqu’elle le réalimente avec son carburant le plus naturel, ce qui est désormais envisagé pour traiter l’insuffisance cardiaque[4].

Aucun médicament ne parvient aux mêmes effets que la CoQ10 dans ce domaine.

Voilà pourquoi elle représente la solution la plus évidente à cette pathologie[5] dont la portée est considérable.

Ainsi, en 2018, l’insuffisance cardiaque représentait 70 000 morts par an rien qu’en France, selon la société française de cardiologie[6].

Aussi, si vous avez du mal à respirer, surtout après 70 ans, et que toute activité représente pour vous un effort, il est important d’en parler à votre cardiologue.

Enfin, il faut évidemment compter sur les qualités anti-inflammatoires de la CoQ10.

Elles ont déjà prouvé leurs effets sur la formation des plaques d’athérome sur les animaux, et n’attendent que de l’être chez les humains[7].

Il a aussi été établi, sur des souris, qu’en cas d’infarctus, l’injection de CoQ10 était à même de réduire la nécrose des tissus du cœur[8].

La CoQ10 représente aussi une piste de recherche prometteuse pour traiter la myocardite virale[9], pour la réduction des effets secondaires dus aux statines et l’amélioration de leur efficacité[10].

Quelle CoQ10 prendre ?

La CoQ10 est beaucoup plus connue aujourd’hui qu’il y a encore dix ans.

Étonnamment, ce sont les crèmes de jour qui ont contribué à la faire connaître en l’incluant dans leurs formules, et surtout, en en faisant un argument publicitaire.

Elle est très présente dans la viande rouge, mais, comme passée la cinquantaine, le corps n’est plus capable de compenser le manque de CoQ10, il faudrait en manger énormément (certains parlent de plusieurs kilos par jour), pour avoir l’apport nécessaire.

À ce titre, je privilégie toujours les compléments alimentaires liposomés, ou liposomaux – les deux se disent.

Il s’agit d’un encapsulage des molécules dans une double couche de lipides, qui garantit que les micronutriments traversent sans encombre votre système digestif, pour délivrer, intacts, leurs bienfaits à votre organisme.

Cette sphère protectrice, appelée liposome, est du même matériau que la paroi de vos propres cellules, ainsi que de la capsule qui protège les bienfaits nutritionnels à l’intérieur du lait maternel lui-même !

Il s’agit donc du nec plus ultra de la micronutrition. Et comme la CoQ10 est difficile à isoler, donc rare et plutôt onéreuse, il serait dommage d’en gaspiller !

L’ubiquinone, une valeur sûre

Pour ma part, je prescris toujours la même CoQ10, qui a chaque fois fait ses preuves. Elle est à base d’ubiquinone, et non d’ubiquinol, qui est la forme « réduite », en termes moléculaires, de la CoQ10.

Si je privilégie l’ubiquinone, c’est pour trois raisons :

— Elle est sûre : la presque totalité des essais sur l’efficacité de la CoQ10 a été effectuée sur elle, car elle était la seule forme disponible jusqu’en 2006.

— Elle agit plus vite dans l’organisme, car elle n’a pas besoin d’être traitée par lui pour être utilisée.

— Elle est moins coûteuse pour le patient.

Bien sûr, l’ubiquinol a ses partisans, car ils estiment que c’est la CoQ10 sous sa « forme parfaite ». Hélas, les études qui devraient prouver sa « supériorité » ne sont jamais détaillées…

Pour ma part, je recommande toujours l’ubuquinone, car elle a fait ses preuves depuis des années, sur un éventail de patients très divers.

Il vous suffit de cliquer ici pour y accéder.

En vous souhaitant d’avoir, ou de retrouver, un cœur en pleine forme !

Dr. Thierry Schmitz

Sources

[1] 2021 ESC Guidelines for the diagnosis and treatment of acute and chronic heart failure: Developed by the Task Force for the diagnosis and treatment of acute and chronic heart failure of the European Society of Cardiology (ESC) With the special contribution of the Heart Failure Association (HFA) of the ESC  Theresa A McDonagh et al. European Heart Journal, Volume 42, Issue 36, 21 September 2021, Pages 3599–3726 [2] Ateriosclerosis Thrombosis and Vascular Biology. Janvier 2005, Oxidative stress and vascular disease

Nageswara R. Madamanchi, Aleksandr Vendrov, Marschall S. Runge [3] Turunen M., Olsson J., Dallner G. Métabolisme et fonction de la coenzyme Q. Biochim. Biophys. Acte. 2004 ; 1660 (1-2):171–199.

[4] Kumar A., Kaur H., Devi P., Mohan V. Rôle de la coenzyme Q10 (CoQ10) dans les maladies cardiaques, l’hypertension et le syndrome de Ménière. Pharmacol. Là. 2009 ; 124 (3):259–268.

[5] Mortensen S.A. Overview on coenzyme Q10 as adjunctive therapy in chronic heart failure. Rationale, design and end-points of “Q-symbio”–a multinational trial. Biofactors. 2003;18(1-4):79–89.

[6] https://www.lequotidiendumedecin.fr/archives/insuffisance-cardiaque-trop-de-symptomes-ignores-par-les-francais [7] Jung HJ, Park EH, Lim CJ Évaluation de l’activité anti-angiogénique, anti-inflammatoire et antinociceptive de la coenzyme Q(10) chez les animaux de laboratoire. J.Pharm. Pharmacol. 2009 ; 61 (10):1391–1395.

[8] Ivanov A.V., Gorodetskaya E.A., Kalenikova E.I., Medvedev O.S. Single intravenous injection of coenzyme Q10 protects the myocardium after irreversible ischemia. Bulletin de biologie médicale expérimentale, 2013. 

[9] Kishimoto C., Tamaki S., Matsumori A., Tomioka N., Kawai C. La protection de la coenzyme Q10 contre la myocardite virale expérimentale chez la souris. Japanese circulation journal 1984; 48 (12):1358–1361.

[10] Pharmacological Therapy, Décembre 2009, Role of coenzyme Q10 (CoQ10) in cardiac disease, hypertension and Meniere-like syndrome, Adarsh Kumar, Harharpreet Kaur, Pushpa Devi, Varun Mohan

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