Paysans : la crise cardiaque de l’Europe

Chère lectrice, cher lecteur, 

En ce moment, les agriculteurs se révoltent : peu de revenus, énormément de contraintes, une moyenne de deux suicides par jour, des contrôles par satellite… 

Il se trouve que sous prétexte d’écologie, on a rendu leur métier encore plus difficile qu’il ne l’était au départ – et c’était déjà un métier très difficile, où l’on dort peu, où l’on travaille très dur, où les vacances n’existent pas. 

Le mouvement paysan est le fer de lance d’un sursaut rural, dont la première occurrence avait été le mouvement des Gilets Jaunes, qui réagissait lui aussi à des mesures d’écologie punitive (de taxes supplémentaires sur le carburant). 

En France comme il y a quelques semaines en Allemagne, et il y a quelques mois au Pays-Bas, le cœur agricole de l’Europe fait un infarctus et il réclame un coup de défibrillateur. 

Contre la montée de l’insécurité, l’appauvrissement généralisé, l’effondrement des services publics, l’administration enragée… 

Tandis que les dirigeants ne parlent que des Jeux Olympiques qui engloutissent des fortunes et ne rapporteront rien. Pire, cet évènement a justifié la mise en place d’un État policier avec zones interdites et reconnaissance faciale. 

Il y a donc rupture entre deux mondes : celui des mégalopoles froides et crasseuses d’un côté ; celui des campagnes désertées de l’autre. Nous sommes entre les deux. 

Or cette crise n’est pas une si mauvaise nouvelle, surtout pour notre santé, car elle augure d’un monde meilleur, pourvu que l’on sache s’y préparer. 

Quand la ville devient invivable 

Récemment, la qualité de vie s’est effondrée dans les grandes métropoles et leurs habitants les plus fortunés les quittent, soit pour des banlieues « à l’abri », soit pour des métropoles plus « vivables ». 

De leur côté, les campagnes souffrent terriblement. Déjà avec les déserts médicaux – rareté des généralistes, des mois d’attente pour un spécialiste. Mais on le voit dans les centres-villes, qui sont vides. 

On pourrait croire qu’il n’y a que les villes moyennes qui sont gangrenées de boutiques vides, tristement dissimulées par des autocollants qui recouvrent des vitrines entières. 

Mais cette gangrène a également gagné Paris et même ses deux grands axes, Rivoli/Saint-Antoine et Saint-Michel/Sébastopol. Seuls les touristes ne s’en rendent pas compte : ils ont leurs « zones » à eux.

Paris est pourtant devenue invivable, et ceux qui y tombent le moins malade sont ceux qui ont le privilège de la quitter le plus souvent possible. 

Pour ma part, je pense que la généralisation de la 5G et la géo-ingénierie permanente – il y a des traînées dans le ciel à toute heure de la journée – participent à ce climat de mauvaise santé.

Les centres des mégalopoles sont devenus des parcs d’attraction pour « l’hyperclasse » qui peut vivre le reste du temps sur ses grands domaines. La santé de ses serviteurs n’a que peu d’importance.

Les « élites » ont déjà pris le large 

Au milieu de cette décrépitude généralisée, il y a donc une « élite » qui prospère. 

Même, elle se réjouit de voir s’écrouler le monde ancien où le peuple voyait ses besoins contentés et n’était pas obligé de surveiller constamment son langage. Langage par où l’élite domine en étouffant toute contestation dans l’œuf. 

Cette « élite » ne s’inquiète guère de l’hôpital qui s’effondre, des déserts médicaux, de la chute du pouvoir d’achat qui fait manger des produits d’une qualité toujours en baisse, ou encore des pénuries de médicaments. 

Cette « élite » fait valoir son mode de vie nomade comme un modèle, parie sur l’hédonisme de ses serviteurs et sur le morcellement de la société en autant de revendications capricieuses.

Mais cette « élite » égoïste répugne désormais à tous et elle ne fait plus illusion : même ses collaborateurs les plus proches tirent la langue et souffrent de la cherté des prix, de l’insécurité et d’une santé de plus en plus précaire.

La révolution verte qu’elle nous promet est en fait une contre-révolution visant à étouffer toute contestation sous le prétexte d’un réchauffement climatique érigé en dogme médiatique. 

La réalité, c’est que le carbone représente 0,04% de l’atmosphère ; que l’activité humaine représente 5% d’augmentation de ce carbone ; que la France représente 1% des émissions mondiales de carbone. 

Donc : 

  • Insignifiance de l’industrie comme cause du réchauffement climatique
  • Insignifiance de la responsabilité de la France (et je ne parle pas des autres pays francophones…) dans la pollution industrielle mondiale 

Alors que pendant ce temps, nos « élites » vendent les forêts, bétonnent les campagnes avec les éoliennes et le photovoltaïque. 

Elles installent aussi partout des antennes qui font s’effondrer les populations d’insectes pollinisateurs… 

En fait, la secte climatiste est l’écologie vue par l’élite. C’est une religion de la mort du peuple au profit des élites qui se rendent à la COP, ce grand raout du climat, en jet privé. 

Préparons-nous, ce ne sera jamais inutile

Le conseil de Voltaire – il faut cultiver son jardin – était excellent. Mais tant qu’on peut encore le faire !

L’effondrement des services publics nous touche tous à divers degrés, et rend la vie à la campagne de plus en plus compliquée, surtout si on avance en âge. 

Nous devons créer des réseaux d’entraide, stocker de quoi tenir en cas de pépin, tant au niveau des remèdes que de la nourriture, nous garder en bonne santé. 

Je vous prépare à ce titre une petite lettre à venir sur la création d’une pharmacie naturelle chez vous. 

Car le mieux est d’apprendre à nous soigner avec la nature, de cultiver des simples, et de vivre dans une région qui peut être autonome du point de vue alimentaire, même si le carburant des tracteurs vient à manquer. 

Notre système économique, dirigé par une élite mondialisée, s’effondre sous le poids de ses propres contradictions. Nos pays européens sont en piètre état, et notre santé générale en est le reflet.

Nous en sommes arrivés au point où nous n’avons plus rien à perdre. Si ce n’est pas cette année, ce sera au cours des suivantes : nos pays expulseront leurs mauvais dirigeants comme un corps indigérable. 

Mais même chassées, les « élites » continueront de nous mener la vie dure. Nous mettrons des années à retrouver le confort de vie que nous avions il y a 30 ans.

Peu importe : puisque le présent nous si difficile, le meilleur est à venir. Les paysans en savent quelque chose.

Portez-vous bien,

Dr. Thierry Schmitz

Sources

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