Génétique ou épigénétique, qu’est ce qui est le plus déterminant pour notre santé ?

Sommes-nous génétiquement déterminés à tomber malade ou sommes-nous en grande partie maître de notre santé grâce à la vie que nous menons ? En d’autres termes, l’homme est-il déterminé ou programmé ? Ce qui l’amène à se déresponsabiliser. Ou l’être humain est-il, comme le disait Jacqueline Bousquet, « roi en son royaume », c’est-à-dire en grande partie aux commandes de sa vie ?

On sait, depuis 1866 lorsque le physiologiste français Claude Bernard précise pour la première fois le principe de l’homéostasie, que le corps est en permanente recherche d’équilibre physiologique et cela dans un seul but : maintenir la vie. Se maintenir en vie en affrontant tous ses aléas relève uniquement de processus adaptatifs. Ces adaptations sont indispensables tant sur le plan physiologique que sur le plan psychique ou émotionnel. On sait tous qu’une espèce animale incapable de s’adapter à son environnement tendra à disparaître.

La génétique relevant du déterminisme, on comprend que l’adaptation et l’homéostasie s’opposent à cela.

Alors qu’en est-il des cancers dits d’origine génétique ?

On estime que la part génétique des cancers n’est que de 5 à 10 %. On considère donc que ces cancers sont hérités d’un parent et qu’ils sont alors déterminés par des mutations présentes dès la naissance. Cette faible proportion de prédisposition à ces maladies est rassurante, car cela signifie que 90 à 95 % des autres cancers sont non héréditaires et qu’ils dépendent de l’épigénétique. Cela signifie que les cellules mutent et deviennent cancéreuses à cause de multiples facteurs perturbateurs quotidiens et environnementaux dont beaucoup peuvent être maîtrisés.

Qu’est-ce que l’épigénétique ?

L’épigénétique est l’une des plus grandes découvertes en biologie de ces dernières années.

Elle signe l’ensemble des mécanismes cellulaires et moléculaires réversibles qui peuvent altérer la séquence d’ADN responsable de la reproduction des cellules normales. Dans cette définition, il est essentiel d’insister sur le caractère réversible de ces mécanismes. S’ils sont réversibles, cela signifie qu’ils sont influencés et influençables et les facteurs qui les influencent sont constitués de tous les éléments et de tous les événements qui font partie de la vie.

Dans son ouvrage « La biologie des croyances », le Dr Bruce Lipton nous sort du déterminisme de l’ADN en confirmant cela de manière scientifique.

En observant les cellules vivantes, il démontre que l’environnement dans lequel elles évoluent constitue un facteur déterminant. Les toxines, les pensées négatives, les champs électromagnétiques sont autant de déclencheurs de stress mettant à mal notre santé. Il explique qu’en exposant les cellules à un environnement sain et propice à la sécrétion de dopamine, d’ocytocine ou encore de sérotonine, les cellules malades s’autorégénèrent.

Cette édifiante constatation bouleverse bien des dogmes établis. Elle nous révèle une nouvelle façon d’aborder la santé, soulignant que nous avons tous le pouvoir de changer.

En termes plus poétiques, on pourrait dire que les gènes et les caractères génétiques qui constituent l’ADN sont comme des notes de musique placées dans un certain ordre sur une portée. L’épigénétique est la mélodie harmonieuse ou pas qui en découlera grâce au talent du chef d’orchestre et de ses musiciens. Et le chef d’orchestre, c’est nous !

En d’autres termes, l’épigénétique est la façon dont s’exprimeront nos gènes en fonction de nos comportements et selon la manière dont nous gérons les événements qui jalonnent notre vie.

Nous pouvons maîtriser de nombreux paramètres dans notre vie quotidienne

Même si nous ne maîtrisons pas tous les paramètres et tous les événements de notre vie, nous sommes aux commandes de pas mal d’éléments du quotidien.

L’épigénétique, qui influence l’expression de certains gènes pouvant mener à des maladies, est en réalité constituée en grande partie par notre hygiène de vie quotidienne.

Les principaux facteurs perturbateurs de santé officiellement identifiés par les autorités de santé sont :

  • L’abus de tabac et d’alcool
  • Une mauvaise alimentation
  • Exposition à des substances toxiques, entre autres médicaments ou à des rayonnements

Mais nous savons que la bonne hygiène de vie ne se limite pas à cela. Il existe de nombreuses façons de limiter les risques de ces mauvaises expressions génétiques et donc de nombreuses actions à mettre en place afin d’accroître nos chances de rester en bonne santé.

Outre le fait d’adopter une alimentation naturelle et dépourvue de toxiques, il est essentiel d’y ajouter :

  • Une hydratation suffisante d’environ 1 l à 1,5 l par jour avec une eau peu minéralisée et la plus pure possible (surtout pas celle du robinet !). Cela facilite les bons apports de nutriments vers les cellules, mais également le transport des toxines vers les émonctoires (organes éliminateurs du corps) grâce à la bonne circulation sanguine et lymphatique.
  • La gestion du stress, lorsqu’on parle de stress, on englobe tous les éléments ou les événements négatifs qui se produisent dans notre vie, qui nous contrarient ou qui nous mettent sous pression. Dans notre monde moderne, les stress ne manquent pas (rythme de travail, pressions professionnelles, impératifs financiers…). C’est pour cette raison qu’il est important de s’octroyer des moments de détente, de bien-être et de lâcher prise. De nombreuses activités peuvent contribuer à vous déstresser. Qu’il s’agisse de promenades en nature, de soirées agréables et ludiques entre amis ou en famille, de cours de Pilate ou de yoga, de méditation, de danse…, en bref toutes les activités qui vous plaisent, qui vous font sortir de vos tracas quotidiens ou celles qui vous vident la tête sont bonnes à prendre. La pratique de techniques respiratoires telles que la cohérence cardiaque, la respiration en carré, la respiration consciente ou tout simplement le chant participera également à la réduction des stress tout en apportant une meilleure oxygénation à vos cellules. D’autres personnes évacueront leurs tensions et leurs stress en pratiquant du sport.
  • Une bonne hygiène du sommeil contribue également au bon équilibre général. Dormir suffisamment (au moins 7 ou 8 heures par nuit), dans le noir complet et dans le calme permet à vos cellules de récupérer leur énergie et d’éliminer leurs toxines.
  • Profiter de la lumière naturelle et du soleil apporte au corps une énergie subtile grâce aux informations vibratoires de l’ensemble du spectre lumineux. C’est très important parce que l’on sait que l’organisation de notre ADN et l’expression de nos gènes sont également très influencées par tout ce qui est énergie et vibrations.
  • Se protéger des mauvaises ondes électromagnétiques (Wi-Fi, 4/5 G, compteurs Linky, technologies dites intelligentes et connectées) contribue aussi à préserver vos gènes des mutations. Attention parce qu’il existe également des personnes toxiques qui sont porteuses d’énergies et de vibrations qui ne vous conviennent pas.
  • Puisque notre ADN et nos gènes constituent de microscopiques spirales et antennes électromagnétiques, ils tireront un bénéfice de tous les soins énergétiques: magnétothérapie, réflexologies (auriculaire, plantaire…), chant, yoga du rire, musicothérapie, bols tibétains ou de cristal, acupressure, massages, reiki, travail sur les chakras…
  • Il est aussi important d’éliminer les cellules vieillies, anormales ou devenues inutiles et l’un des moyens de s’en débarrasser est de pratiquer 1 à 2 fois par an un jeûne hydrique de 5 à 6 jours. Mettre son système digestif au repos pendant quelques jours permet d’économiser une grande part d’énergie vitale. Cette énergie peut alors être consacrée à l’autophagie (digestion par le corps des cellules inutiles ou mal formées) et à la réparation de tissus endommagés. Attention, le jeûne est déconseillé aux personnes extrêmement épuisées, aux enfants et aux femmes enceintes. Il existe des bénéfices à jeûner pour les personnes atteintes de maladies graves telles que les cancers, mais dans ce cas, il faut le pratiquer dans des infrastructures médicalisées et spécialisées dans la prise en charge ces pathologies lourdes (exemple : cliniques Buchinger).

Même s’il n’existe pas véritablement de preuves scientifiques quant au fait que toutes ces actions protégeraient directement nos gènes, car on sait qu’elles ne modifient pas réellement les séquences de l’ADN. On sait cependant que toutes influencent les mécanismes liés à l’épigénétique et à la régulation du stress. Elles constituent donc de véritables atouts à mettre de son côté pour améliorer ou pour conserver la santé.

Dr. Thierry Schmitz

Sources

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