Pertes de mémoires et maladie d’Alzheimer

Les données les plus récentes extraites d’un rapport de 2025 dénombrent environ 9,1 millions de personnes atteintes par une démence au sein de l’Union européenne. Parmi ces démences, la maladie d’Alzheimer est la plus fréquente puisqu’elle en représente de 60 à 70 %. Ce qui signifie qu’environ 2 % de la population totale est touchée par cette maladie neurodégénérative progressive. Ce pourcentage augmente proportionnellement à l’âge affectant de 1 à 2 % de la population après 65 ans, 10 % de celle-ci après 80 ans et jusqu’à 30–45 % après 90 ans. On observe que la population féminine est deux fois plus touchée par cette maladie.

Quelles sont les caractéristiques de ce déclin progressif ?

Cette dégénérescence cérébrale affecte principalement la mémoire, les fonctions cognitives et le comportement. Cela commence généralement par de petites pertes de mémoire des événements récents alors que les souvenirs anciens semblent mieux préserver au début de la maladie. On note également des pertes de repères dans les dates et dans les horaires ainsi que des difficultés d’apprentissage et de mémorisation de nouvelles informations.

Lorsque la maladie évolue, il peut apparaître des troubles cognitifs comme des difficultés de langage, la recherche plus longue des mots, la confusion de mots à consonance proche et des difficultés à effectuer des tâches courantes comme la gestion financière ou simplement cuisiner.

On observe très souvent des modifications du comportement et de la personnalité. La personne devient plus anxieuse, irritable, dépressive. Elle semble avoir perdu la capacité de prendre des initiatives. Peut parfois se manifester de l’agitation, de l’agressivité voire même des hallucinations dans des phases plus avancées.

Si l’on procède à des examens cliniques, on peut voir l’apparition de plaques amyloïdes, de dégénérescence de certains neurones et parfois une réduction du volume du cerveau.

Pour que le diagnostic d’une maladie d’Alzheimer soit posé, il faut que plusieurs signes cliniques soient présents. Il existe des tests cognitifs d’évaluation spécifiques à réaliser. Ils seront accompagnés de bilans sanguins et d’imageries cérébrales afin d’établir un diagnostic fiable.

Les premières évaluations sont généralement conseillées par le médecin généraliste. La personne sera ensuite prise en charge par un neurologue, un neuropsychologue, un neuropsychiatre ou un gérontologue (gériatre). 

Les facteurs de risque pour la maladie d’Alzheimer

Dans certains cas, il existe une part génétique et héréditaire dans le développement de cette maladie, mais les risques sont grandement accrus par certains facteurs d’hygiène de vie et de la vie courante sur lesquels on peut agir.

Les facteurs de risques les plus connus sont :

  • Le stress : ce qui englobe tous les événements et facteurs qui génèrent des pressions et des tensions psychoémotionnelles,
  • Les déséquilibres du microbiote intestinal ,
  • Les carences en vitamines D3, B12,
  • L’abus de sucre, de mauvaises graisses, d’alcool, de tabac et de médicaments,
  • La mauvaise hygiène alimentaire : malbouffe, consommation de plats industriels…,
  • Le manque ou la mauvaise hydratation,
  • La sédentarité et le manque d’oxygénation,
  • Le manque de stimulation intellectuelle et un faible niveau d’éducation,
  • Les comorbidités : l’obésité, l’hypertension artérielle, le diabète, la dépression, les traumatismes crâniens,
  • Le manque de sommeil et de relaxation,

On suppose également que les intoxications aux métaux lourds et aux halogènes ainsi que la surexposition aux ondes électromagnétiques nocives peuvent accroître le risque de développer cette maladie.

Les hormones thyroïdiennes sont directement impliquées dans les phénomènes mémoriels

Les hormones thyroïdiennes commandent la vivacité et la vitalité de toutes les cellules du corps y compris celles des neurones. Toute mise en mémoire ainsi que tout rappel d’information mémorisée nécessitent une oxydation neuronale par l’hormone thyroïdienne. La glande thyroïde est extrêmement sensible à toutes les pollutions et à tous les stress de la vie. C’est ainsi que même si l’on n’est pas en véritable hypothyroïdie, on peut tous souffrir d’une petite fatigue fonctionnelle de cette glande endocrine. Si la glande thyroïde est fatiguée par la vie, ce sont les fonctions périphériques qui sont les premières affectées. C’est ainsi qu’en consultation nous voyons régulièrement des personnes victimes de légère fatigue fonctionnelle thyroïdienne qui manifestent des pertes de mémoire, des difficultés de mémorisation et bien d’autres symptômes tels que fatigue récurrente, perte de cheveux, prise de poids, peau sèche, etc.

C’est pour cela que lorsque l’on éprouve de légères pertes de mémoire, il faut avant tout prendre soin de cette glande thyroïde en adoptant un mode de vie sain et équilibré ainsi qu’en fournissant suffisamment d’iode à cette glande afin qu’elle puisse synthétiser ses hormones en quantité suffisante.

Donc pas de panique, il arrive à tout le monde d’éprouver de petites pertes de mémoire à certains moments de la vie en raison de la fatigue, du surmenage ou lors de périodes plus stressantes. Dans ce cas, il suffira d’un peu de repos et de remise en forme de cette glande pour que les choses rentrent dans l’ordre.

Pistes préventives vis-à-vis de cette dégénérescence

Ne comptons pas sur les médications classiques qui ne font actuellement que freiner l’évolution de cette maladie. Par contre, nous voyons que nous pouvons agir sur de nombreux facteurs de risque énoncés dans cette liste.

Alimentation et boissons

Nous savons bien entendu qu’il faut manger des aliments les plus naturels possibles, dépourvus de produits chimiques et les moins transformés. Il faut également s’hydrater suffisamment (1 litre ½ par jour) avec une eau peu minéralisée. On peut également consommer régulièrement de bonnes huiles : lin, olives, cameline, chanvre, coco.

Régime cétogène

Dans la maladie d’Alzheimer, le cerveau utilise moins bien le glucose, ce qui peut mettre les cellules cérébrales en souffrance. Le régime cétogène est particulièrement pauvre en glucides et riche en bons acides gras. Il induit la production de corps cétoniques qui constituent une énergie alternative pour les neurones. Le cerveau peut donc utiliser ces cétones comme carburant en lieu et place du glucose. De plus, certains acides gras inclus dans cette alimentation réduisent l’inflammation cérébrale et présentent des propriétés protectrices pour les neurones et pour les fonctions neurocognitives.

Supplémentation

Iode : cet oligo-élément est indispensable à la glande thyroïde, mais c’est également un élément essentiel au fonctionnement du cerveau et des neurones, ainsi qu’à de nombreux autres tissus (entre autres le tissu mammaire). Les 150 µg recommandés par les autorités officielles sont suffisants pour éviter le goitre thyroïdien, mais totalement insuffisants pour combler les carences en iode et pour nourrir tous les tissus du corps qui en ont besoin. Les grands spécialistes de la thyroïde et de l’iode aux États-Unis (Docteur Abraham et Brownstein) et en France (docteur Reliquet, Michel Dogna) expliquent qu’il nous faudrait en moyenne 12 mg d’iode par jour. Pour nourrir l’ensemble des tissus, il faut à la fois du diiode (I2) et de l’iodure de potassium (KI). La supplémentation progressive peut se faire à l’aide du Lugol 1 ou 2 % qui contient les 2 formes d’iode nécessaires à l’organisme.

Vitamine D3 : c’est plus qu’une vitamine ! C’est un véritable précurseur hormonal et comme de nombreux mécanismes physiologiques, dont la mémoire, dépendent des hormones (en grande partie thyroïdiennes). Cette vitamine au très large spectre d’actions vous sera bénéfique sur de très nombreux plans.

Apport de TCM (triglycérides à chaînes moyennes) : ces lipides sont obtenus à partir de l’huile de coco. Ces molécules aux chaînes moins longues que celles des graisses alimentaires habituelles permettent une métabolisation plus rapide et plus efficace. Les TCM favorisent l’état de cétose, c’est-à-dire la production de corps cétoniques comme source d’énergie alternative au glucose. L’acide laurique, caproïque, caprylique et caprique contenus dans les TCM sont très rapidement transformés en cétones par le foie, ce qui offre un avantage énergétique immédiat principalement pour les cellules du cerveau.

Le Docteur Mary Newport a rédigé le livre : « Maladie d’Alzheimer, et s’il existait un traitement ? ». Elle y explique sa découverte quant à l’action des acides gras à chaînes moyennes sur la maladie d’Alzheimer. Cet ouvrage fait suite à la nette amélioration de son mari atteint par cette maladie et relate une façon inattendue qui peut parfois inverser ou du moins stabiliser cette pathologie.

Extraits de bourgeons ou hydrolat de romarin (Rosmarinus officinalis) : stimulant de la mémoire, ce bourgeon est également euphorisant. Il équilibre le système nerveux de manière générale. Il combat la dépression, la fatigue chronique et la sénescence physiologique (vieillissement progressif des cellules, des tissus et de l’organisme en général).

Extraits de bourgeons d’aulne glutineux (Alnus glutinosa) : anti-inflammatoire, il est recommandé pour tous les cerveaux âgés ou séniles, ainsi que dans les démences, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou pour les simples trous de mémoire.

Oméga-3 : notamment le DHA qui participe à la fois à la structure et au fonctionnement des membranes cellulaires du cerveau et des neurones. Il maintient la souplesse de leurs membranes et permet aux impulsions nerveuses de circuler facilement au travers des circuits cérébraux. Plusieurs études démontrent qu’une consommation régulière de DHA ralentit le vieillissement cérébral et diminue les risques de dégénérescences diverses.

On peut enfin ajouter à cela toute une série d’antioxydants qui sont également anti-inflammatoires, tels que la curcumine, le glutathion, le coenzyme Q10 (ubiquinol) ou encore la vitamine C. Sachant que c’est la forme liposomale qui permet à toutes ces molécules d’être parfaitement assimilées.

Dr Thierry Schmitz

Sources

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