iode

1 quart de la population mondiale touché par cette carence

Chère lectrice, cher lecteur,

Je ne peux pas vivre sans voir la mer. Depuis l’enfance, j’aime y nager, et être frappé par la beauté des vagues. C’est un plaisir unique.

L’été, nous profitons pleinement de la mer et de ses bienfaits sur notre santé. Mais savez-vous qu’en hiver, nous souffrons très souvent sans le savoir de carences en minéraux ? Alors, comment bénéficier des nutriments marins toute l’année, sans avoir à se jeter dans l’eau glacée ? Et surtout, pourquoi en avons-nous tant besoin ?

Aucune vie n’est possible sans… l’iode !

S’il y a une odeur que l’on associe à la mer (et aux algues), c’est bien celle de l’iode. Mais savez-vous ce que c’est exactement ?

C’est un petit minéral absolument indispensable à la vie. Notre glande thyroïde, qui sécrète des hormones essentielles à notre équilibre psychologique et physique, en est une grande consommatrice.

C’est un fait : notre corps supporte très mal le manque d’iode.

Cela se voit particulièrement à l’adolescence. Durant cette période où le corps est en pleine croissance, le manque d’iode peut avoir de très lourdes conséquences.

Qui ne connaît pas l’insulte du capitaine Haddock « crétin des alpes » ?

Derrière cette expression d’apparence badine se cache une réalité médicale assez fréquente dans les siècles passés.

alpes

Il se trouve que les populations habitant les hautes montagnes mangent de la nourriture issue de sols assez pauvres en minéraux, et notamment en iode.

Les glaciers, les torrents, la neige et la pluie, nettoient les sols toute l’année emportant sur leur passage ces nutriments indispensables.

Une carence en iode entraîne parfois des retards de développement, aussi bien physiques que psychologiques. Les « crétins » héritaient de corps et d’esprits d’enfants, faute d’avoir absorbé assez d’iode.

Fatigue ? dépression ? Et si c’était l’iode ?

Manquer d’iode à l’âge adulte peut aussi avoir des conséquences très fâcheuses pour votre santé. Cela peut aller de la grosse fatigue à la tendance avérée à la dépression.

Les États ont décidé de remédier à la carence en iode au XXe siècle, en passant des lois pour que le sel de table contienne une certaine quantité d’iode. Pour la France aujourd’hui, c’est 0,186g d’iode pour 100g de sel. 

Sachant que nous avons besoin de 0,015g par jour dès l’âge de 10 ans, cela veut dire que si vous ne mangez absolument pas d’iode dans la journée, il vous faudrait manger au moins 8g de sel de table par jour pour éviter les carences !

Comme vous vous en doutez, je vous le déconseille fortement !

Malheureusement, notre rapport au sel est devenu bien compliqué.

D’un côté, on en trouve partout, spécialement dans la restauration rapide et les plats préparés. Sans compter tous les biscuits apéritifs et bien d’autres friandises dont je vous recommande de ne pas abuser.

De l’autre, pour compenser, le régime sans sel est devenu la norme. Nous craignons pour nos artères, et le sel de table nous fait peur (pas complètement à tort, d’ailleurs).

Résultat : la carence en iode touche largement la population, et particulièrement les femmes !

Aujourd’hui, selon l’organisme sanitaire officiel français (l’ANSES), 45% des femmes en âge de procréer sont en carence d’iode.

C’est d’autant plus fâcheux qu’une femme enceinte a besoin 0,2g d’iode par jour, plus que pour une personne normale (0,15g/jour). Or il suffit d’une très légère carence en iode au début d’une grossesse pour qu’elle soit mise en danger.

La saison des fruits de mer n’est pas finie !

C’est pourquoi, si vous décidez comme moi de manger le moins salé possible, vous pouvez faire le plein d’iode en consommant des produits de la mer, comme les poissons et les algues qui sont naturellement riches en iode.

Les mois en « bre » (septembre, octobre, novembre, décembre), sont les plus propices pour manger des crustacés, et particulièrement des huîtres.

Mais en cette période, et jusqu’en mars, vous pouvez déguster des bigorneaux, des bulots, des coquilles Saint-Jacques, ou encore des crevettes…

Alors, allez-y, jetez-vous à l’eau !

Excellent début d’année à tous,

Dr. Thierry Schmitz

Sources

17 commentaires sur “1 quart de la population mondiale touché par cette carence

  1. Bonjour, et merci pour vos mails d’information.
    En l’occurrence, pour le dernier, concernant l’iode, je pense qu’une erreur s’y est glissée.
    Dans le dernier paragraphe de la partie  » Fatigue ? Dépression ? … », vous dites que « la femme enceinte a besoin de 0,2 g/j d’iode, plus que pour une personne normale (0,15 g/j) », chiffres qui devraient à mon avis être remplacés respectivement par 0,02 et 0,015g/j, ce dernier étant bien en phase avec le chiffre de 8g de sel iodé nécessaire.
    Cordialement
    Ph Enderlin

  2. Je suis d’accord avec vous mais comme moi qui es allergique au fruit de mer qu’elle autre alternative pour consommer suffisamment d’iode merci

  3. Bonjour,
    Vos conseils sont très judicieux ; cependant mon mari souffre de goutte donc les fruits de mer ne lui sont pas conseillés ainsi que d’autres aliments très utiles pour d’autres personnes entre autre moi, son épouse, notamment les légumineuses qui, associées au riz permettent de consommer moins de viande sans être carencés en protéines. Comme nous ne souhaitons pas faire cuisine à part, c’est pour l’instant moi qui me passe de certains aliments sauf ceux qu’on peut consommer à côté sans problème.
    D’avance, je vous remercie pour vos conseils.

  4. Bonjour Dr. Moi, J’ai été opérée pour la thyroïde, car j’avais une tumeur dessus. Pendant plusieurs années, j’ai pris du syntroïd, mais depuis 8 ans, je prends une goutte d’iode comestible dans un verre d’eau, le matin à jeun, suivie d’un comprimé de zinc. J’avais pris moi-même la décision ça marche. qu’en pensez-vous?

  5. Merci pour cet article très interessant
    Une question
    Y a t il autant d iode dans les algues séchées et les algues fraiches ?
    Combien de grammes d ‘algues séchées suggérez vous
    Pour un adulte
    Merci

  6. Bonjour Dtr
    J’ai bien lu votre message sur Lyod
    On me l’a conseillé j’en mets tous jours sur un membre et le lendemain je n’ai plus rien
    Donc il doit m’en manquer?
    ?
    Quand pensez vous ???

  7. Bonjour Monsieur. Mon docteur (plus de 90 ans) s’est battu une bonne partie de sa vie pour réintroduire l’iode considérant la carence générale, et étant défavorable à sa disparition programmée depuis des dizaines d’années par certains médecins savants ou francs-maçons trouvant qu’il y a trop de monde sur terre pour les garder tous en bonne santé, seuls certains cercles de privilégiés instruits bénéficiant de cette médication… Je suis en hypothyroïdie (depuis le nuage de Tchernobyl, est-ce une coïncidence ?) et j’ai été traitée par Lévothyrox par un endocrinologue. Mon médecin, considérant également que le Lévothyrox était le jackpot des endocrinologues (…!) et dont il était très difficile de se passer, m’a doucement orientée sur de l’iode, d’abord en gouttes, en faisant des prises de sang régulières pour le bon dosage, puis, par suite de réflexions récurrentes en pharmacie sur le danger de l’iode, en utilisant des compléments iodés qu’il a fallu également doser avec contrôles sanguins. Voilà plus de 10 ans que je prends ces compléments et que je sais combien il me faut en cas de rupture d’un complément pour en choisir un autre. J’ai évité le fameux scandale du Lévothyrox et j’en remercie mon médecin ! J’ai une analyse sanguine annuelle pour vérifier le dosage T2 T4 et TSH. Je mange régulièrement du poisson, parfois des huîtres, et peu salé. Malheureusement mon docteur est malade, vu son grand âge, et je ne sais pas qui pourra continuer à me suivre de la sorte, il n’a jamais trouvé de médecins ni d’organismes de santé qui soient intéressés par son action en faveur de l’iode, j’ai même cru comprendre qu’il avait été menacé… Voilà pour ma petite contribution à votre message. Cordialement, Ghislaine.

  8. j’ai eu un jour un trou dans une jambe avec une pommade à l’iode ; la pommade m’avait rongé les chairs ; le médecin en a conclu que j’y suis allergique ; la moindre odeur de produits de la mer (poissons, coquillages, crustacés, algues) me provoque des vomissements instantanés et incontrôlables ; par contre, je peux boire du plasma de Quinton sans problème ; y a-t-il une explication ?

  9. Bonjour Docteur , est ce qu il y a des vitamines pour compenser la carence en iode ? Parceque le poisson reste cher et on ne sest mêmes ce qu il vaut quand il est vendu en magasin …. jai entendu dire que la noix est riche en iode ? Merci pour vos partages super intéressant

  10. Bonjour,

    J’aime bien lire vos lettres qui sont instructives mais là quand vous parlez des produits de la mer permettez mois d’avoir un doute pour les raisons suivantes :
    – Beaucoup de bateaux et de bacs qui traversent la manche se débarrassent de leurs ordures avec ou sans le consentement du capitaine (oui je l’ai vu).

    -Le centre de retraitement des déchets nucléaire hautement radioactifs de la Hague rejette des effluents liquides radios-actifs depuis des dizaines d’années ! En face les Anglais font exactement la même chose. Il est interdit de se débarrasser des déchets solides mais pas des déchets liquides.
    Autrefois tous les pays nucléarisés balançaient leur fûts de déchets solide er un reportage déjà diffusé plusieurs fois à la télévision a montré les poissons qui s’abritaient dans ceux qui étaient éventrés. Des dizaines de milliers de tonnes de ce type on été jetés dans ma mer. De plus les russes coulaient leurs vieux sous-marins nucléaire et advienne que pourra car des déchets comme ça restent radios-actif pendant des millions d’années et même plus.

    – Il y a encore beaucoup d’égouts qui se jettent dans la mer et on ne parlera pas des fleuves qui contiennent des tas de sacs en plastique et de produits chimiques qui contaminent les poissons en en tuant certains.
    Cette description concerne les pays soit disant « évolués » mais qu’en est-il pour l’Afrique, l’Amérique qui se fout de la pollution, l’Inde qui recycle nos déchets et les pays arabes…
    Et le Japon avec Fukushima dont ils ont arrosé le réacteur qui a explosé en laissant l’eau s’échapper dans la mer ce qui a fait monter la radioactivité partout dans el monde.
    On ne parlera pas des accidents précédents comme celui de Tchernobyl où les déchets sont montés dans l’atmosphère en faisant le tour de la France paraît-il avant de retomber dans la mer.

    La mer est devenue une poubelle. S’y baigner peut-être dangereux alors en consommer les produits…
    Je m’en tiens aux petits poissons comme les sardines ou les harengs en sachant que je prends un risque mais consommer des algues ou des coquillages qui filtrent l’eau de la mer sur les côtes comme les crustacés d’ailleurs ça je ne le faits plus depuis longtemps. Pour les poissons plus gros d’ailleurs c’est pareil car ce sont les plus contaminés.
    Pour l’iode je consomme du sel iodé et il y en a aussi sans doute dans d’autres produits que je mange.
    Pour ceux qui consomment ces produits, un jour ils risquent un vilain petit cancer qui se déclarera à coup sûr si par inadvertance ils ont absorbés une ou plusieurs particules radios-actives.

    Cordialement,

  11. Comme le faisait ma grand mère paysanne en Auvergne elle achetait de la teinture d’iode en pharmacie et la mettait sur la peau ou une veine était apparente
    C’est ce que je fais toutes les semaines

  12. oui c’est très intéressant en effet .On peut aussi consommer des algues .
    Pour ma part, je trouve du tartare d’algues fraiches en magasin bio et c’est délicieux.
    Je pense que celà doit être également riche en iode .

  13. C’est plutôt une question, pour une amie qui n’est pas régulée avec le levothyrox qu’elle supporte mal, sachant qu’elle a subi une ablation presque totale de la thyroïde cancéreuse.
    Merci de votre aide et pour vos vidéos très interressantes
    Clotilde Bertrand

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