bienfaits chocolat

Avis aux gourmands : 12 bonnes raisons de manger du chocolat !

Chère lectrice, cher lecteur,

Avec les fêtes de Pâques et la traditionnelle chasse aux œufs (que pour ma part je ne manquerais pour rien au monde), nous avons eu la chance de faire le plein de chocolat !

Et je dois vous confesser le plaisir que je prends toujours à passer devant les chocolateries et voir toutes ces belles confiseries chocolatées appétissantes !

Mais le chocolat n’est pas seulement un aliment-passion. C’est aussi un aliment santé dont les vertus sont loin d’être négligeables ! Même si, je ne saurais trop vous inciter à le consommer sans excès…

Imaginez un monde sans chocolat…

C’était le cas avant la Renaissance ! En Europe, deux des aliments que nous consommons le plus étaient absolument inconnus au moyen-âge : la pomme de terre, et le chocolat. C’est impensable aujourd’hui !

La découverte de l’Amérique fut celle du chocolat ! Dès que Christophe Colomb arriva, on lui en a donné. Les Mayas avaient transmis son secret aux Aztèques, qui le transmirent à leur tour aux Espagnols.

Il semble toutefois que la précieuse fève de cacao ait été consommée dans ces contrées depuis au moins 3000 ans ! Pourtant, les recettes des Amérindiens n’avaient encore rien à voir avec les nôtres…

Une monnaie… et un aphrodisiaque !

Le chocolat a commencé à devenir une boisson vers le Ve siècle avant J.C. De leur côté, les fèves de cacao étaient tellement appréciées qu’elles étaient utilisées comme monnaie. Chez les Mayas, un esclave valait 100 fèves, un lapin, 10 fèves. Des services aussi, pouvaient être échangés contre cette devise.[1]

Le mot « chocolatl » signifie « eau amère ». Pour adoucir la boisson, les habitants de l’Amérique centrale la mélangeait à des épices (du piment le plus souvent) et à de la purée de maïs.

Quand le chocolat était un dieu

Le chocolat a toujours suscité une certaine forme… d’idolâtrie. Pour les Mayas, le cacao était un dieu ! Il faisait partie des cérémonies et des rituels religieux, et sa consommation ponctuait l’année. C’est d’ailleurs dès cette époque qu’on l’a utilisé pour ses vertus médicinales !

Il était tellement aimé que, au même titre que les alliances chez nous, les nouveaux mariés se l’échangeaient comme symbole de leur amour, lors des mariages parmi les classes aisées.

Les Aztèques, qui le buvaient froid, le tenaient pour tellement précieux qu’ils croyaient qu’un de leurs dieux – le célèbre serpent à plumes – avait été condamné par les autres pour en avoir partagé le secret avec les hommes.

Sa réputation de fortifiant n’était déjà plus à faire, puisqu’on l’avait intégré aux rations des soldats aztèques… 

Ce sont les Espagnols qui l’ont introduit en Europe, et spécialement les moines, à la cour de l’Empereur Charles Quint. Mais ils durent l’adapter au goût européen : ils l’ont sucré au lieu de le saler, et le piment a été remplacé par la vanille, et le maïs fut supprimé            !

Un aliment nourrissant – un peu trop même

Il faut faire attention avec le chocolat ! Je ne saurais trop vous conseiller de le consommer noir, avec au moins 70% de cacao. Plus il y a de cacao dedans, plus vous profiterez de ses avantages nutritionnels.

Le chocolat au lait ne possède pas les mêmes qualités. 100g de chocolat au lait représentent 540 calories pour le corps, soit le tiers de ce que consomme une femme moderne en une journée, et le quart pour un homme. C’est-à-dire un repas en soi ! 

100 grammes de chocolat noir fournissent 16% des apports quotidiens en vitamine B1, 21% pour la B2, 26% pour la B6, 18% pour la B9 et 11% de la B12.

Vous le savez certainement, il est riche en magnésium (55% des apports quotidiens pour 100g !), mais aussi en bon nombre d’autres minéraux !

  • Phosphore, 35% des apports journaliers recommandés
  • Potassium, 36% des AJR
  • Fer, 76% des AJR
  • Zinc, 29% des AJR
  • Manganèse, 55% des AJR
  • Cuivre – 140% des apports quotidiens !

Or il se trouve effectivement qu’il s’agit là de minéraux très importants pour la libido – en particulier le zinc, indispensable à la fabrication des spermatozoïdes.

Mais surtout, l’un des éléments les plus réputés du chocolat est la théobromine, un antidépresseur naturel, qui hélas, peut aussi être un poison pour les animaux – en particulier les chiens !

Faites donc bien attention à ne pas laisser traîner vos carrés de chocolat…

Les 12 bienfaits méconnus du chocolat

« Le chocolat, c’est bon pour moi ! » C’est ce que vous dira, à coup sûr, n’importe quel amoureux du chocolat, qui cherche à justifier une consommation un peu excessive…

Mais c’est une réalité : consommé dans des proportions raisonnables, le chocolat est un véritable atout santé.

  • Sa teneur en magnésium en fait un antistress de premier ordre, et vous permet de résister à la fatigue.
  • Sa haute teneur en minéraux vous permet d’éviter les carences alimentaires, surtout dans les moments de déséquilibre alimentaire ou de régime répétitif.  
  • La théobromine en fait un antidépresseur naturel, de même que sa teneur en acides aminés, qui permettent à votre organisme de produire de la sérotonine, la célèbre hormone du bien-être.
  • C’est un très bon antioxydant, grâce à ses très nombreux tanins – les flavonoïdes. Il est donc antiâge, anti-inflammatoire, et il soutient votre immunité.
  • Il protège le cœur et les artères, grâce à ses flavonoïdes précieux. Toutefois, là aussi, attention à une consommation excessive, car le sucre qu’il contient finit par l’emporter et crée un risque plus grand que le bénéfice attendu
  • Il réduit l’hypertension, grâce à sa teneur en catéchine et en épicatéchine, qui favorise la production d’acide nitrique. La dilatation des vaisseaux sanguins en est facilitée, ce qui réduit d’autant la pression artérielle
  • L’épicatéchine diminue votre consommation d’oxygène et a des propriétés vasodilatatrices ; ceci en fait un parfait compagnon nutritionnel pour le sport.
  • Les flavonols du cacao stimulent la fonction cognitive et sont donc importants pour combattre le déclin lié à l’âge
  • Il contient de la théanine, qui augmente les facultés de concentration, mais aussi de relaxation !
  • Il facilite l’usage de la mémoire, car ses flavonols augmentent la pression du sang dans l’hippocampe, partie de notre cerveau directement impliquée dans ces processus cognitifs
  • Enfin, il est considéré depuis son arrivée en Europe comme un anti-toux de qualité, ce que les vertus scientifiquement établies de la théobromine n’ont fait que confirmer.
  • Les fibres du cacao permettent aussi de limiter la constipation en stimulant le transit intestinal.

Etes-vous « chocoholique » ?

Le chocoholisme est un terme qui ne cesse de me faire sourire : il est bien symptomatique de cette tendance américaine à faire de n’importe quel plaisir une addiction !

Mais le chocolat, comme tout ce qui est pris en excès, peut causer des méfaits.

Consommé en grandes quantités, il est bien plus mauvais qu’il n’est bon pour le cœur et les artères, car il favorise le surpoids et l’obésité.

D’autre part, c’est un fait : le chocolat et le cacao contiennent des quantités conséquentes d’oxalate, ce qui accroît significativement les risques de calculs rénaux (qui en sont constitués), ainsi que dans une moindre mesure, de vulvodynie, des douleurs féminines intimes.

Même si j’ai une tendresse particulière pour le praliné (lors des périodes de fête), le chocolat noir reste le plus sain, le moins calorique et le moins sucré.

Le chocolat blanc est plus proche du sucre pur que du chocolat. Quant au chocolat rose, il ressemble beaucoup par son goût et sa texture au chocolat blanc – même s’il fait encore l’objet de secrets jaloux quant à sa composition et sa fabrication.

« L’addiction » pour le chocolat est en fait une addiction au sucre plus « raffinée » si l’on peut dire. L’amateur insatiable de chocolats fins cherche en fin de compte la même chose que le consommateur quotidien de barres chocolatées.

Toutefois, les produits ultra-transformés présents dans les biscuits et les barres chocolatées aggravent encore l’addiction au sucre.

Notamment avec la présence de graisses hydrogénées et d’huile de palme, connus pour endommager le système cardio-vasculaire. 

Finalement, pour le chocolat, je vous recommande de limiter vos excès aux périodes de fête. Et n’hésitez pas, si vous le pouvez, à privilégier la qualité à la quantité !

Prenez soin de vous,

Dr. Thierry Schmitz


Sources

1. Coe, Sophie D.; Coe, Michael D. (1996) La vraie histoire du chocolat. Londres, Thames & Hudson, p. 59.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *