Méditation : 10 preuves de son efficacité

Chère lectrice, cher lecteur,

Saviez-vous que la méditation a des effets positifs reconnus scientifiquement ?

Si vous avez une appréhension, sachez que je la comprends très bien !

Et pourtant, comme vous devez le savoir, elle fait chaque année plus d’adeptes !

Si vous passez par une grande ville, vous serez peut-être étonné(e) de voir des publicités pour des applications de méditation… sur votre smartphone !

Or jusqu’ici, la méditation avait plutôt la réputation d’être une pratique ancestrale, plutôt qu’un passe-temps électronique…

Mais c’est un fait : la méditation peut encore avoir mauvaise réputation.

Déjà, parce qu’elle est souvent liée à la pratique religieuse de l’hindouisme ou du bouddhisme, et que la religion, surtout quand on habite dans une grande ville, ça peut être mal vu…

D’autre part, elle est essentiellement perçue comme une pratique féminine, au même titre que le yoga.

Et pourtant ! Qu’on soit un homme ou une femme, les bénéfices d’une pratique méditative sont indéniables.

Et surtout, l’engagement qu’elle exige reste tout à fait modeste.

Votre santé mentale est précieuse !

Dans la vie contemporaine, encore plus quand on est un homme, il est mal vu d’avoir une vie spirituelle.

On entend souvent ceci : « Un homme, c’est fait pour affronter les problèmes de la vie en face, pas pour chercher refuge en Dieu ou en quoi que ce soit d’autre ».

J’ai aussi entendu des critiques semblables de la part des croyants, qui rejettent « les spiritualités nouvelles ».

En somme, disent-ils, ce n’est pas du sérieux.

Bien sûr, j’ai rencontré des fanatiques dans les religions traditionnelles, et des personnes dont la pratique new age était complètement superficielle.

Mais les défauts des uns et des autres ne doivent pas occulter le fait que certains exercices, même s’ils paraissent irrationnels au premier abord, peuvent nous faire énormément de bien, autant moralement que physiquement.

D’autant qu’avec tout ce qui s’est passé ces dernières années (confinements à répétition, mesure sanitaires drastiques…), notre santé mentale a clairement été mise à mal.

C’est même devenu un souci notoire pour la plupart des psychiatres français.

La moitié des 35-49 ans a estimé que les règles sanitaires ont impacté leur santé mentale.

Et presque la moitié des Français estiment subir des « troubles dépressifs »[1].

Dans ces cas-là, se livrer à une activité qui apaise l’esprit et qui peut avoir des effets positifs sur le corps n’est pas à négliger.

Le yoga n’implique pas d’adhérer au système de castes hindouiste. De même, le reiki ne requiert pas une compréhension très profonde de la culture japonaise.

L’essentiel, avant tout, c’est qu’une pratique déterminée vous fasse du bien.

Les pratiques orientales ne reposent pas sur des dogmes, et du point de vue des croyances, les exigences sont insignifiantes.

Trouvez votre âme, et soignez-là

Par exemple, la pratique du yoga implique que l’on tienne compte de l’existence de points vitaux, les chakras.

L’existence des chakras n’est pas prouvée scientifiquement.

Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas en faire l’expérience vous-même, dans votre chair. 

De même, la pratique de la méditation implique une croyance dans l’existence d’une entité spirituelle, d’un soi, d’une âme, dirions-nous.

Même Epicure, philosophe matérialiste, acceptait l’existence d’une âme matérielle.

D’ailleurs, psychologie signifie « science de l’âme ». Quand vous voyez un psychiatre, c’est un « médecin de l’âme ».

Mais tout le monde ne croit pas que les chakras, ou l’âme existent.

Pourtant, il faut bien s’expliquer son mal-être d’une façon ou d’une autre. Ce n’est pas en niant les problèmes qu’on les résout !

Si vous sentez que vous n’êtes pas en phase avec vous-même, si vous souffrez physiquement et psychiquement, les bienfaits qu’offre la méditation ne sont pas à négliger.

Les preuves scientifiques de l’efficacité de la méditation !

Les Indiens sont assez fiers de leurs techniques éprouvées depuis des millénaires.

Ils ont donc décidé, il y a quelques années, de faire une revue des études scientifiques sur la méditation indienne traditionnelle, dite védique.

Cette revue porte sur plus de 70 études et elle est plutôt concluante en termes de bienfaits sur la santé[2].

Elle a été publiée dans la revue scientifique Ayu, spécialisée dans la recension des effets positifs de la médecine ayurvédique.

Bien sûr, une telle revue mérite qu’on la prenne avec circonspection.

D’un côté, la médecine indienne est une vitrine pour l’Inde, mais de l’autre, cela témoigne aussi d’une intention sérieuse de donner un crédit scientifique aux médecines traditionnelles.

Cette étude, par le nombre des articles qu’elle mentionne, mérite qu’on lui donne un certain crédit et un peu d’attention.

Elle atteste, pour la méditation :

  • L’accroissement de l’énergie ;
  • La réduction du stress (confirmée par 5 études) ;
  • La diminution de l’anxiété (5 études) ;
  • La diminution de la dépression (5 études aussi) ;
  • La baisse de la douleur physique et de la souffrance psychologique ;
  • L’amélioration de la mémoire ;
  • La baisse de la tension artérielle (3 études) ;
  • La baisse du cholestérol ;
  • L’amélioration de l’humeur et une chute de l’anxiété ;
  • La réduction du vieillissement et l’expression des « bons gènes ».

Même s’il s’agit ici spécifiquement de la méditation traditionnelle indienne, d’autres formes de méditation, si elles sont pratiquées depuis plusieurs siècles, peuvent s’enorgueillir d’être tout aussi efficaces.

Là où Descartes situait votre âme…

Ainsi, différentes études ont été menées sur les effets de la méditation sur la glande pinéale[3][4], qui est vraisemblablement responsable de la production de mélatonine (l’hormone du sommeil), mais qui pourrait avoir un rôle bien plus important dans le fonctionnement de votre organisme.

Le philosophe René Descartes (1596-1650) a essayé le premier de comprendre quel était le point de jonction entre l’esprit et la matière dans le cerveau.

Ses recherches anatomiques l’ont poussé à croire qu’il s’agissait justement de la glande pinéale ![5]

Cette étonnante intuition fascine encore, aussi bien les chercheurs que les professionnels de la méditation.

Ainsi, la glande pinéale aurait le pouvoir de commander notre santé, et son activation par la méditation aurait des pouvoirs de guérison dont nous ne comprenons pas l’étendue.

C’est en substance ce que soutiennent le moine bouddhiste Mathieu Ricard et le médecin Wolf Singer, dans le livre qu’ils ont coécrit : Cerveau et méditation[6].

Et même si les professionnels de la méditation restent des moines ou des ermites orientaux, il existe aujourd’hui de nombreuses formes de méditation qui sont très éloignées des textes religieux anciens.

On se souvient d’ailleurs que le philosophe Emmanuel Kant avait élaboré son propre mantra, c’est-à-dire sa propre formule de récitation[7].

Comme quoi, la méditation n’est ni l’affaire des religieux, ni des influenceurs en développement personnel, ni des philosophes.

C’est une affaire de soi avec soi !

Portez-vous bien,

Dr. Thierry Schmitz

Sources

[1] https://www.essentiel-sante-magazine.fr/sante/prevention/sante-mentale-des-francais-une-etude-tire-le-signal-lalarme

[2] Hari, Sharma Meditation: Process and effects, Ayu. 2015 Jul-Sep; 36(3): 233–237. doi: 10.4103/0974-8520.182756

[3] https://d-nb.info/1173516476/34

[4] https://www.nature.com/articles/npre.2007.1328.1

[5] René Descartes, Les passions de l’âme, 1649.

[6] Mathieu Ricard, Wolf Singer, Cerveau et méditation, 2017, Allary.

[7] Borowski, Jachmann, Wasianski, Kant intime, Grasset, 1985.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *