sève de bouleau

Un remède simple et efficace pour votre détox printanière !

Chère lectrice, cher lecteur,

Vous le savez, le printemps est LA bonne saison pour vous détoxifier. C’est-à-dire pour vous débarrasser de toutes ces toxines que vous avez accumulées avec vos réserves d’hiver, et qui encombrent le bon fonctionnement de votre corps.

Or il se trouve qu’au moment où j’écris, le printemps vient d’arriver !

C’est l’occasion rêvée pour retrouver l’un des remèdes les plus détoxifiants qui soit, et dont le moment propice est début avril, encore frais, mais déjà plein de vie !

Je veux bien entendu parler de la sève de bouleau ! Cet arbre nordique, dont on faisait jadis des sandales avec l’écorce blanche, n’attend que de partager ses nombreuses vertus médicinales avec vous.

Un remède ancestral

Depuis le moyen-âge, la sève de bouleau s’est faite une solide réputation, notamment pour se débarrasser des calculs rénaux, des ulcères (selon la prestigieuse Hildegarde de Bingen), mais aussi purifier la vessie et les reins en général. Ces vertus sont confirmées à la Renaissance par Matthiole, un grand médecin italien. 

Durant l’Empire, c’était un des médicaments favoris du chirurgien des armées de Napoléon, Baron Pierre-François Percy.

La sève de bouleau était pour lui excellente pour la peau, mais aussi pour soigner les maladies articulaires, les rhumatismes et même « les reliquats de goutte », dues à un excédent d’acide urique.

Si la récolte de cette sève est réputée depuis près d’un millénaire au moins, c’est qu’elle est très simple.

C’est la sève brute du bouleau qui se récolte au printemps, quand l’arbre connaît une « montée de sève », avant que n’apparaissent les premières feuilles de l’année.

Elle est appelée « eau de bouleau » car elle ressemble effectivement à de l’eau, sans couleur et fluide. Elle a le goût de l’arbre, et elle est fraîche sans être écœurante.

On la prélève en faisait un trou soigneux dans l’arbre, avec un foret bien propre. Cette récolte ne met pas en danger le bouleau et ne le fatigue même pas ! 

Le mieux est de boire directement la sève à la sortie de l’arbre… mais tout le monde n’a pas un bouleau dans son jardin ! C’est pourquoi, si vous voulez la boire fraîche et profiter de ses inénarrables vertus, c’est au Printemps seulement !

Elle peut être conservée quelques semaines, notamment avec l’adjonction d’alcool ou d’extraits de bourgeon. Mais cela ne vous servira pas beaucoup d’en boire dans 2 mois par exemple. La sève que l’on vous vendra aura été pasteurisée ou congelée, et ses vertus ne seront plus que théoriques…

Cet élixir d’arbre est composé à plus de 95% d’eau. On y trouve des sucres naturels, mais surtout de puissants polyphénols, ces tanins qui allongent la vie et améliorent nettement la santé.

La sève de bouleau est également pleine de minéraux et d’oligo-éléments. En résumé, de tous les éléments nécessaires à la vie ! Elle est en effet pourvue de :

  • Zinc
  • Cuivre
  • Fer
  • Manganèse
  • Potassium
  • Magnésium
  • Chrome
  • Sélénium
  • Silicium
  • Lithium
  • Cobalt
  • Et même de l’OR !

Toutefois, il est important de ne pas confondre la sève de bouleau avec le jus (issu des feuilles) ou le sucre (extrait de l’écorce, bon pour les dents, mais sans vertu curative).

Le bouleau rend sage (et pas que…)

Les Anciens, Grecs et Romains, ne connaissaient pas toutes les vertus du bouleau. Ils pensaient que c’était un arbre de sagesse et… ils utilisaient ses branches pour châtier les mauvais élèves !

Ces mêmes branches servaient pour fabriquer les bâtons des gardes du corps (les licteurs) des dirigeants de la république romaine (les consuls). Le châtiment valait donc aussi pour les citoyens peu sages !

Dans la tradition druidique, la bûche du solstice d’hiver était en bouleau, bois qui brûle même lorsqu’il est humide.

Un balai en bouleau était réputé pour éloigner les esprits de l’année passée et « battait les limites » de la propriété pour la protection. Les berceaux en bouleau protégeaient aussi les nourrissons du mal.

Mais c’est surtout au contact des civilisations nordiques (scandinave et slave), que les vertus du bouleau se sont faites connaître.

D’ailleurs, pour désigner ces cultures on voit encore utilisé le terme de « civilisation du bouleau » !

En Russie, c’est même l’arbre national ! On l’appelle aussi l’olivier du nord, ou encore le « puits du peuple », car il donne chaleur, lumière et santé !

Là-bas, les bouleaux sont habités par des fées, et on grave son amour sur son écorce. C’est même une véritable divinité vénérée durant la « semaine verte », au début du mois de juin.

Les hommes séduisants portaient alors des charmes, des croix et des amulettes en bouleau pour se préserver des roussalkas, des fées mauvaises particulièrement dangereuses pendant cette période.

Il sert aussi pour la tannerie, la fabrication des skis, le parquet, les meubles, les toits, le papier et même les ailes des avions ! Le charbon fait avec est aussi d’une qualité remarquable.

Les Amérindiens s’en servaient aussi pour leurs vêtements, et tout ce qui était nautique : le goudron, les cordages et la coque des pirogues.

Ses qualités pour la peau et les reins ne sont plus à démontrer.

Seule contre-indication : si vous êtes allergique à l’aspirine, évitez-le ! Il contient  de l’acide salicylique qui peut être allergène. 

Sinon, c’est une vraie panacée pour vous alléger en vue de la belle saison !

5 raisons qui la rendent incontournable

  • Première de toutes : la DETOX. La sève de bouleau permet d’assécher les émonctoires, ces organes qui servent à excréter les toxines (reins, poumons, foie et peau). L’avantage de la sève de bouleau est que, contrairement aux détox diurétiques, elle ne fatigue pas, car elle reminéralise. Son aspect stimulant en fait donc le détoxifiant par excellence.
  • Elle reminéralise : avec ses minéraux, ses oligo-éléments dont je vous parlais plutôt, mais aussi les vitamines B et C, dont elle est très riche. Ce qui fait qu’elle est particulièrement recommandée pour les sportifs, les personnes âgées, et celles qui se remettent d’une maladie. 
  • Pour la peau et les cheveux ! Elle leur redonne de la force et du tonus. Comme elle purifie la peau, elle permet de prévenir bien des problèmes, et même aussi d’en résoudre quelques-uns, comme l’acné. Elle évite aussi le retour de la couperose et a la réputation d’atténuer cette dernière.
  • Trop de cholestérol – ou la goutte. Comme elle assèche le foie, la sève de bouleau apaise les problèmes qui vont avec un foie en mauvaise santé.
  • Pour perdre du poids ! Les kilos en trop souvent ne sont pas étrangers à un excès de toxines dans l’organisme, ainsi qu’à un foie surchargé qui n’arrive plus à faire son travail de filtre. En purifiant votre foie, vous vous allégez de fait.

Mais là aussi, il ne faut pas que cela vous serve à vous livrer à de nouveaux excès ! Votre corps n’apprécierait pas.

En détoxifiant, la sève de bouleau s’attaque à la rétention d’eau. Elle est donc idéale pour les personnes souffrant de jambes lourdes !

En vous souhaitant la pleine forme pour ce printemps !

Dr. Thierry Schmitz

Sources

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