Des solutions naturelles pour l’arthrose, il y en a !
Précisons tout d’abord qu’il ne faut pas confondre arthrose et ostéoporose. Qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre, ces problèmes de santé peuvent entraîner des douleurs et être invalidants du point de vue de la mobilité.
Si l’ostéoporose est une fragilisation de l’os, l’arthrose consiste en une usure des cartilages. Cette usure est généralement liée à l’avancée en âge. L’arthrose peut se manifester dans les petites comme dans les grosses articulations.
Les articulations les plus touchées sont celles des genoux et des hanches. Viennent ensuite les mains, les doigts et la colonne vertébrale. L’arthrose peut également toucher les épaules.
De quoi sont composés les cartilages articulaires ?
L’eau est le principal constituant du cartilage (65 à 80 % du poids total). Elle lui confère son élasticité, sa capacité à résister aux pressions et à absorber les chocs. Vient ensuite le collagène (principalement du collagène de type II) qui en constitue l’essentiel de la structure. Il forme un réseau de fibres qui assure la résistance mécanique et la solidité du cartilage.
Au sein de cette trame se logent les chondrocytes (1 à 5 % du volume) qui sont responsables de la synthèse du collagène et de la production des protéoglycanes. Les protéoglycanes sont des protéines combinées à des sucres complexes appelés glycosaminoglycanes (GAG) dont les principaux sont la chondroïtine sulfate et le kératane sulfate.
Les protéoglycanes attirent et retiennent l’eau. Bien qu’ils soient présents en petite quantité, les chondrocytes sont les seules cellules du cartilage. Ils y jouent un rôle essentiel puisqu’ils génèrent les principaux composants de ce tissu. Ils sont donc responsables de l’entretien et de la réparation du tissu cartilagineux.
En résumé :
| Éléments composant le cartilage | Rôle principal des composants |
| Eau | Hydratation, amortissement |
| Chondrocytes (cellules) | Fabrication du collagène et des protéoglycanes, entretien du cartilage |
| Collagène type II | Résistance et structure |
| Protéoglycanes | Élasticité, rétention d’eau |
Qu’est-ce que l’arthrose ?
Pour que les mouvements articulaires soient fluides, les extrémités des os sont recouvertes de cartilages, un tissu conjonctif lisse et dur qui permet aux os de glisser sans occasionner de douleur lors des mouvements.
À l’intérieur des articulations entre les cartilages se trouve une membrane, la membrane synoviale, sorte de petit coussin qui amortit les chocs et qui sécrète le liquide synovial. Ce liquide huileux lubrifie les cartilages pour qu’ils coulissent confortablement. Cette membrane sert aussi à nourrir les cartilages et à éliminer les déchets (entre autres les cristaux acides) qui pourraient se loger dans les articulations puisque le cartilage articulaire ne possède pas de vaisseaux sanguins.
Lorsque les cartilages deviennent moins résistants avec l’âge, ils s’effritent et se fragilisent. Le corps produit des toxines qu’il est censé éliminer. Lorsque les organes émonctoires (portes de sortie des toxines) se fatiguent avec l’âge ou en raison d’une mauvaise hygiène de vie, le corps va stocker les toxines en dehors des tissus nobles et vitaux afin que ces derniers continuent à assurer leurs fonctions correctement.
Les sites de stockage privilégiés sont les tissus adipeux et les articulations. Cela peut entraîner des désagréments comme une prise de poids ou de l’arthrose, car même si ce n’est pas agréable, on peut continuer à vivre même en surpoids et avec des douleurs articulaires. En plus de la fragilisation des cartilages avec l’âge, les cristaux acides semblables à du sable vont eux aussi entraver les mouvements et participer à l’usure des cartilages. Les articulations s’enraidissent, deviennent moins souples et comme les os sont parfois presque mis à nus, la plupart du temps cela entraîne de l’inflammation et des douleurs.
C’est généralement surtout le matin ou après une période de repos que les raideurs se manifestent. Lors de la mise en mouvement, il y a des craquements, des sensations de frottement comme s’il y avait du sable dans les articulations, comme si elles étaient grippées. Dans certains cas avancés, il peut y avoir de véritables blocages articulaires et d’intenses douleurs qui vont jusqu’à nécessiter une intervention (prothèse de hanche ou de genou) afin de retrouver un confort de vie et une mobilité.
Les facteurs qui favorisent l’arthrose sont
- Le vieillissement est le principal facteur à l’origine de l’arthrose.
- Le surpoids augmente la pression sur les articulations, ce qui accroît les risques d’arthrose.
- Le manque d’hydratation.
- Les contraintes mécaniques répétées peuvent se produire dans certains métiers manuels (utilisation d’outils lourds comme le marteau-piqueur par exemple). Ce phénomène existe aussi chez les sportifs qui pratiquent un sport intensif avec des mouvements répétitifs (course à pied, haltérophilie, etc.).
- La sédentarité n’est pas considérée comme une cause directe de l’arthrose, mais elle peut favoriser son apparition, accélérer sa progression et aggraver les symptômes. Parce que l’on sait que la fonction entretient l’organe dont il est responsable, il est donc essentiel de mobiliser et de solliciter les articulations, mais sans excès et grâce à des exercices et des mouvements adaptés.
- D’anciennes blessures articulaires ou des blessures répétées peuvent sur le long terme entraîner de l’arthrose.
- La présence d’un terrain acide (acidose tissulaire). En étudiant les articulations arthrosiques, des chercheurs y ont constaté une diminution locale du pH (milieu plus acide). Ce terrain acide est propice à l’inflammation et l’inflammation elle-même favorise la destruction du tissu articulaire par l’altération du fonctionnement des chondrocytes avec pour conséquence la dégradation du collagène et des protéoglycanes.
Ces mêmes chercheurs ont également constaté une augmentation de l’activité de certaines enzymes qui dégradent le cartilage.
- Outre tout cela, il existe bien sûr des anomalies anatomiques des articulations, cela reste exceptionnel et peut-être un facteur génétique ou héréditaire, mais cela n’est pas démontré.
Que faire au quotidien pour prévenir ou pour réduire l’arthrose ?
- Avoir une activité physique régulière adaptée stimule la membrane synoviale ce qui favorise la diffusion des nutriments vers le cartilage et l’élimination des déchets métaboliques. Cela entretient la souplesse articulaire et renforce les muscles qui stabilisent et soutiennent les articulations.
Les activités les plus souvent conseillées sont :
- La marche,
- Le vélo,
- La natation,
- L’aquagym,
- Les exercices de renforcement musculaire modéré,
- Les exercices d’équilibre et d’assouplissement du type yoga, taï chi, Qi Qong, etc.
Les solutions naturelles pour vous aider en cas d’arthrose
Il existe des solutions naturelles pour freiner, pour diminuer l’arthrose et aussi pour atténuer les symptômes qui l’accompagnent.
Et si les rhumatologues et les médecins conventionnels vous disent qu’il n’y a rien à faire et que le cartilage ne se reconstitue pas, nos 35 ans d’expérience dans le domaine des soins de santé naturels, nous prouvent le contraire.
Parmi les compléments alimentaires, pour reconstituer le cartilage, on recommande de prendre :
- De la Glucosamine(extraite de carapace de crustacés ou de coquillage marin). Il s’agit d’un « traitement » de longue haleine parce qu’un cartilage qui a mis dans années à s’user ne peut pas se reconstruire d’un coup de baguette magique.
La dose d’attaque recommandée est de 1500 mg/jour durant minimum 3 à 4 mois, car il faut au moins 12 semaines pour que le processus de reconstruction du cartilage se remette en route.
Il faut ensuite entretenir le résultat obtenu avec 1000 mg/jour encore durant 3 à 4 mois. Et finalement, on peut se contenter de prendre de 500 à 750 mg/jour quand tout va vraiment bien.
- On peut coupler la glucosamine avec du MSM (Methyl-Sulfonyl-Methane). Ce composé soufré naturel contribue à renforcer les cartilages en plus d’être anti-inflammatoire. Le tissu cartilagineux contient naturellement du soufre et le soufre contribue à la bonne production de collagène.
- Certains compléments incluent de la chondroïtine. Notre pratique ne nous a pas spécifiquement démontré son utilité, mais pourquoi pas ?
- Un bon apport de Siliciumpeut également s’avérer utile. Et puisque nous devons agir sur des tissus profonds, on préférera un silicium en gélules, le silicium liquide étant plutôt destiné à renforcer les tissus superficiels et les phanères (peau, ongles, cheveux).
- C’est le collagène de type II non dénaturé (UC-II) qui est le plus ciblé pour les actions sur le cartilage articulaire. Il est généralement extrait du cartilage de poulet. La dose quotidienne recommandée est d’environ 40 mg. Il peut se présenter en poudre ou en gélule
- Sur le marché, il existe aussi du Collagène hydrolysé (peptides de collagène) obtenu à partir de collagène bovin, porcin ou marin. Ce dernier fournit des peptides et des acides aminés utilisés dans la synthèse du tissu conjonctif, c’est-à-dire pour un soutien de l’ensemble des tissus conjonctifs (cartilages, tendons, ligaments, peau). La prise conseillée est de 5 à 15 g par jour.
- Sachez que le collagène marin est surtout riche en collagène de type I dont l’action est plus orientée vers la peau, les tendons et les os.
Du côté des plantes, en gemmothérapie, on s’orientera vers :
- L’extrait de bourgeons de Genévrier qui va permettre l’évacuation des toxines acides qui abîment le cartilage.
- L’extrait de bourgeons de Pinus montana qui stimule la trame du tissu cartilagineux et l’activité des chondrocytes.
- L’extrait de bourgeons de Séquoia qui est un reminéralisant ostéo-articulaire.
Si l’on veut cibler les petites articulations (mains – doigts parfois avec des déformations articulaires) :
– Il semble que l’extrait de bourgeons de Vigne vierge (Ampelopsis) soit le plus indiqué pour agir sur les petites articulations surtout pour le sujet âgé qui souffre également d’ostéoporose et/ou de rhumatisme dégénératif et chronique.
Pour les genoux :
– L’extrait de bourgeons de Rosier sauvage (Rosa canina ou églantier) protège et régénère la membrane synoviale. Il peut être associé à l’extrait de bourgeons de Ronce (Rubus fructicosus) surtout pour le sujet âgé.
Tous ces remèdes peuvent être couplés à l’extrait de bourgeons de Cassis (Ribes nigrum) qui est un anti-inflammatoire très général qui agit sur toutes les sphères.
En aromathérapie, il s’agira d’appliquer localement sur les articulations quelques gouttes d’huiles essentielles diluées à parts égales dans une huile végétale (environ 1 à 2 ml de chaque huile essentielle pour 20 à 30 ml d’huile végétale ou de macérat). Le macérat de millepertuis est très adapté pour cette dilution, car il possède lui-même des propriétés anti-inflammatoires.
Les 2 huiles essentielles suivantes sont parmi les plus anti-inflammatoires de l’aromathérapie :
- HE Eucalyptus citronné (eucalyptus citriodora)
- HE Gaulthérie couchée (gaultheria fragrantissima)
Les huiles essentielles ne réparent pas le cartilage, mais elles calment l’inflammation et la douleur.
Portez-vous bien
Dr Thierry Schmitz

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