Transit et autres problèmes intestinaux
Précédemment, nous vous avons donné des conseils alimentaires et d’hygiène de vie pour améliorer le transit intestinal ou pour réduire la constipation. Ces mesures peuvent s’accompagner de prises de plantes, d’extraits de bourgeons, de minéraux et d’autres compléments alimentaires qui iront dans le même sens.
Parmi les minéraux
Soutenir la thyroïde avec un apport suffisant d’iode
Nous avons déjà expliqué que la glande thyroïde est la glande endocrine qui procure la vivacité et la vitalité à l’ensemble de nos cellules et de nos organes. C’est pourquoi sa fatigue normale liée l’avancée en âge, entraîne souvent un ralentissement du transit intestinal.
Il y a un moyen très simple de soutenir cette glande avec des apports suffisants en iode. Les 150 µg quotidiens d’iode recommandés par les autorités officielles actuelles sont ridiculement bas aux yeux des grands spécialistes de l’iode, ils sont juste suffisants pour éviter les goitres (et encore !). Les docteurs Reliquet en France, Résimont et Kostucki en Belgique ou encore Abraham et Brownstein aux États-Unis recommandent d’en consommer au moins 12,5 mg au quotidien. Ces quantités peuvent être apportées grâce à un remède mis au point par le docteur Lugol il y a près de 200 ans (vérifier la date du docteur Lugol). Le Lugol 1 ou 2 % (un produit liquide) vous apporteront les quantités suffisantes d’iode à raison de 12 gouttes par jour pour le premier ou de 6 gouttes par jour pour le second. L’idéal est de démarrer la prise de Lugol avec une goutte par jour pendant une semaine ou deux. Passer ensuite à 2 gouttes par jour pendant une semaine ou deux et continuer ainsi si tout se passe bien jusqu’à atteindre la prise souhaitée de six ou de 12 gouttes quotidiennes. Les surplus d’iode qui ne peuvent pas ou ne peuvent plus être assimilés sont rejetés dans les urines. Soyez rassurés, il n’y a donc aucun risque avec cette prise d’iode. Il faut simplement rester vigilant quant aux ressentis personnels (nervosité intérieure, endormissement un peu plus difficile ou sommeil moins profond, sensation du cœur qui bat un peu plus vite ou plus fort que d’habitude, etc.). Ces signes ne sont absolument pas inquiétants. Ils manifestent simplement que la glande thyroïde reprend « du poil de la bête » et que l’énergie est un peu débordante. Si cela se produit, il suffit de redescendre au dosage de Lugol inférieur pendant quelques jours. Cette augmentation progressive du dosage permet de laisser le corps s’habituer et retrouver les mécanismes d’assimilation vis-à-vis de cet élément dont il a été privé toute sa vie.
Il faut prendre ce remède durant 6 mois à 1 an pour atteindre le niveau de saturation maximale des tissus. Il faut ensuite le prendre au quotidien, car il s’agit de maintenir le niveau de saturation en iode pour conserver la protection et les bienfaits qu’il apporte.
!!! : L’iode étant un gaz volatile, le flacon doit être bien refermé après chaque usage et remisé au réfrigérateur.
Transit et vésicule biliaire
Le transit intestinal est directement lié à l’activité de la vésicule biliaire et aux sécrétions des sels biliaires (même s’il n’y a plus de vésicule biliaire). Dans de nombreux cas, la constipation résulte d’une légère paresse de la vésicule. Il est donc important de la stimuler et de drainer le foie lorsqu’il y a de la constipation.
On s’orientera donc vers des minéraux, des compléments alimentaires et des plantes dites cholagogues, c’est-à-dire qui facilitent l’évacuation de la bile vers l’intestin.
Au rayon des minéraux, différents sels de magnésium (chlorure – glycérophosphate – bisglycinate – orotate) et de potassium (citrate – orotate) sont souvent efficaces. Ils favorisent à la fois les spasmes de la vésicule biliaire et donc l’évacuation de la bile, et le péristaltisme intestinal donc la circulation des selles dans l’intestin.
Parmi les plantes
L’une des plantes les plus cholagogues est le Chardon-Marie (Silybum Marianum) dont l’un des principaux principes actifs est la silymarine qui effectue une chasse biliaire.
On peut agir sur le foie, sur la vésicule et aussi sur l’énergie vitale grâce à l’extrait de bourgeons de romarin officinal (rosmarinus officinalis).
Quand les soucis de transit se combinent avec d’autres problèmes intestinaux
La constipation n’est pas le seul problème qui peut se manifester au niveau de la sphère intestinale. Elle peut se combiner à un déséquilibre de la flore intestinale (microbiote) par exemple ou résulter d’un manque de lubrification ou d’un assèchement des parois intestinales.
Voici quelques remèdes naturels qui vous aideront à pallier ces différents problèmes.
En gemmothérapie, on peut penser aux macérats glycérinés de :
Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea) : utile dans les constipations chroniques, l’airelle régule le transit et stimule la flore intestinale (entre autres diarrhées suite à une prise d’antibiotiques). Considérée par le docteur Frank Ledoux comme l’un des meilleurs remèdes pour réparer la muqueuse intestinale, ce bourgeon sera également utile lors de spasmes intestinaux, de colite ou pour décongestionner la prostate et donc soulager le plancher pelvien, une région du corps qui influe également sur le transit.
Sureau noir (Sambucus migra) : régule le transit et agit sur le péristaltisme intestinal. Il soulage les encombrements intestinaux grâce à une action laxative douce.
Lorsque l’intestin est encombré et qu’il émet des spasmes improductifs, cela peut générer des douleurs et de l’inflammation. Dans ce cas de figure, il peut y avoir des coliques ou de la colite que l’on peut soulager grâce à l’aromathérapie en usage externe. On peut à masser le ventre avec un mélange à base d’huile végétale comme l’huile de ricin ou encore dans l’huile de millepertuis aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques, huiles dans lesquelles on peut ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles de basilic (Ocimum basilicum) et d’estragon (Artemisia dracunculus). Elles ont toutes deux des effets antispasmodiques et le basilic est actif sur les ballonnements ainsi que sur les digestions difficiles.
Portez-vous bien
Dr Thierry Schmitz

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