Réduire le risque de diabète de type 2

Déjà en 2004, dans sa revue « Pratiques de santé », le docteur Jean-Pierre Willem écrivait « C’est la chronique d’une épidémie annoncée : la maladie explose. » À l’époque, 3 % de la population française étaient traités pour un diabète.

Il n’était pas le seul à s’alarmer de ce phénomène et actuellement en plus de 20 ans, ce phénomène n’a fait que s’accentuer. Ce chiffre de 3 % a presque doublé puisque les statistiques actuelles relatent un pourcentage de 5 à 6 % de diabétiques de type 2 officiellement recensés.

Ce chiffre peut atteindre 6 à 7 % si l’on inclut les cas non diagnostiqués. Même s’il est beaucoup plus répandu chez les personnes âgées (20 à 25 % chez les plus de 75 ans), on constate qu’il touche malheureusement des populations de plus en plus jeunes de 30 à 40 ans (5 à 10 %), notamment en raison de l’accroissement de facteurs de risque (surpoids, sédentarité, antécédents familiaux). Il est plus rare chez l’adolescent et les jeunes adultes chez qui il survient surtout lors d’obésité importante. On constate d’ailleurs un grand parallèle entre les courbes de développement de ces deux problèmes de santé.

Rappelons en deux mots la différence entre les deux types de diabète

Le diabète de type I apparaît bien souvent avant l’âge de 30 ans. Dans cette pathologie auto-immune, on assiste à la destruction des cellules du pancréas, ces cellules qui sont chargées de sécréter l’insuline afin de réguler les taux de sucre dans le sang. Les personnes atteintes de ce type de diabète doivent inévitablement s’injecter des doses quotidiennes d’insuline.

Le diabète de type II s’installe de façon plus sournoise. Il peut passer inaperçu si l’on n’effectue pas de contrôle sanguin. Même s’il est non insulinodépendant, il n’est pas moins grave que le diabète de type I et on le découvre souvent en raison des complications qu’il peut induire. C’est l’hyperglycémie chronique qui endommage principalement les vaisseaux sanguins et les nerfs. Les complications se développent progressivement si la maladie est mal contrôlée. Les complications les plus fréquentes sont :

  • Les atteintes cardio-vasculaires des gros vaisseaux : infarctus du myocarde – accident vasculaire cérébral (AVC) – artériopathie des membres inférieurs
  • Les affections des petits vaisseaux touchent principalement la rétine et les reins
  • Viennent ensuite les atteintes des nerfs (neuropathie diabétique) qui se manifestent par des douleurs, des fourmillements et des pertes de sensibilité (surtout aux pieds)
  • C’est ensuite la cicatrisation qui pose un réel problème. Les infections des pieds et des orteils sont fréquentes et entraînent des risques d’ulcères et d’amputation
  • D’autres infections sont également souvent relatées (urinaires – cutanées)

Ce tableau peut s’accompagner d’atteintes neurologiques et d’un risque accru de déclin cognitif (maladie d’Alzheimer entre autres).

Ces complications sont largement évitables et retardées grâce à des contrôles réguliers de la glycémie, de la tension artérielle et du cholestérol.

Limiter les risques de manière naturelle

Du point de vue alimentaire

  • Diminuer les apports gras : charcuteries, beurre, crème fraîche, fromages
  • Réduire les apports de sucre

Ces deux mesures influencent directement la glycémie, elles permettent surtout d’éviter la prise de poids qui favorise réellement le développement du diabète.

Les alternatives naturelles au sucre

L’allulose est un sucre naturel découvert dans les années 1940. Contrairement à d’autres édulcorants naturels comme la stévia, l’allulose ne présente aucun arrière-goût et il offre un pouvoir sucrant proche de celui du sucre traditionnel. Il est généralement mieux toléré que l’érythritol et le xylitol.

Malheureusement, on ne le trouve qu’en très petites quantités dans certains végétaux : raisins secs et frais – figues – kiwis – fécule de maïs – sirop d’érable ou sucre de betterave, il ne peut donc pas directement en être extrait en grande quantité. L’allulose est donc obtenu par une transformation enzymatique du glucose. Cette transformation ne constitue pas en une synthèse chimique lourde, mais en une réorganisation moléculaire du glucose (réaction d’épimérisation).

Son atout majeur pour les personnes diabétiques ou souffrant d’obésité : l’allulose ne fait pas monter la glycémie contrairement au sucre conventionnel.

Surtout, évitez les édulcorants chimiques de synthèse tels qu’aspartame, acésulfame k ou saccharine qui ne sont que des leurres pour le cerveau et qui sont à l’origine de nombreux effets secondaires.

Compléments alimentaires, plantes et minéraux

Parmi les compléments alimentaires relevant l’intérêt de la berbérine, un principe actif extrait de Berbéris vulgaris (épine-vinette), de l’Hydrastis canadensis ou de l’épine-vinette indienne (Berbéris aristata), une plante bien connue en médecine ayurvédique. Reconnu comme utile dans les problèmes de porosité intestinale, cet extrait de plantes est également d’une aide précieuse dans les problèmes de diabète de type 2. Cette alternative non médicamenteuse régule de nombreux processus intracellulaires, dont celui de l’absorption cellulaire du glucose et la modulation de la sécrétion d’insuline par le pancréas.

Notre pratique nous démontre fréquemment l’effet positif de ce complément alimentaire sur la glycémie.

Au rayon des minéraux, nous nous tournerons vers le chrome qui régule les taux de sucre dans le sang, mais qui participe également à la réduction du cholestérol et à la protection des artères. Il permet très souvent de réduire les envies de sucre et les fringales.

De nombreuses plantes présentent des propriétés hypoglycémiantes :

  • Le fenugrec (Trigonella fenum-graecum) : ralentit l’absorption des glucides grâce à ses fibres solubles et aux mucilages qu’il dégage dans le tube digestif. Il stimule la sécrétion d’insuline et semble rendre les cellules plus réceptives à cette hormone. On le trouve en cellule sous forme de poudre, mais vous pouvez également le consommer dans votre alimentation sous forme de graines germées ou mâcher les graines le matin à jeun après les avoir fait tremper la veille dans l’eau.
  • La cannelle est parfois appelée « insuline du pauvre » en raison de son effet sur le métabolisme du glucose. Elle améliore la sensibilité à l’insuline, ralentit l’absorption des glucides dans l’intestin et stimule l’absorption du glucose par les cellules. Pour une consommation régulière, privilégiez la cannelle de Ceylan, plus douce et pauvre en coumarine, une substance hépatotoxique à haute dose.
  • Autre plante ayurvédique aux propriétés similaires à celles de la cannelle, le Gymnema sylvestris, est considéré comme LA plante anti-sucre. Régulant l’appétit, elle a également montré son efficacité dans la perte de poids.
  • Le mûrier noir sous forme d’extraits de bourgeons stimule les sécrétions pancréatiques et contribue à diminuer les complications du diabète notamment dans les rétinopathies et les ulcères diabétiques.
  • Vous pourrez l’accompagner d’un extrait de bourgeons de myrtillier, car il renforce les parois des vaisseaux sanguins et favorise la microcirculation. Il est donc fortement recommandé aux diabétiques notamment pour éviter les gangrènes, les diminutions de la vision et les ulcères.
  • Le noyer, l’olivier et le peuplier sont également intéressants dans le cadre d’une protection du pancréas dans tous les cas de diabète.

Si vous aimez les huiles essentielles, vous pourrez demander à votre pharmacie de vous fabriquer des gélules gastro-résistantes qui contiendront 25 mg d’Eucalyptus citriodora (feuilles d’Eucalyptus citronné à citronnellal) et 25 mg de Pelargonium x asperum (feuille de Géranium rosat ou odorant). Il est recommandé de prendre une gélule trois fois par jour sur une durée de 30 jours. Effectuer ensuite une pause d’une semaine avant de renouveler la prise pour 30 nouveaux jours.

Dr. Schmitz

Sources

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