noix

Les noix vous ont-elles déjà sauvé la vie ?

Chère lectrice, cher lecteur,

La nouvelle, il y a un peu plus de dix ans, m’avait complètement scotché.

Vous n’êtes pas sans savoir que les États-Unis sont l’épicentre de l’épidémie mondiale d’obésité.

Là-bas, les industries pharmaceutiques et les industries alimentaires font leurs choux gras sur la mauvaise santé des citoyens, et sur la nourriture transformée en addiction, perçue comme un réservoir de croissance infini.

Sur cette grande débâcle alimentaire, Harvard, la première université américaine, au rayonnement mondial, s’était penchée sur le sujet et y a découvert un sérial killer de plus, quasiment un tueur de masse… 

La carence en oméga-3 tuerait plus de 90 000 personnes par an !

Les carences, c’est du sérieux !

Souvent, quand je parle à mes confrères des carences, ils ne les prennent pas vraiment au sérieux.

Prenons l’exemple de la vitamine C.

Aujourd’hui, puisqu’on se sert de la vitamine C comme conservateur alimentaire, le scorbut a été éradiqué en Occident.

Le scorbut résulte de l’absence TOTALE de vitamine C dans le corps et une toute petite quantité vous permet d’éviter cette maladie.

Malheureusement, dans la vie de tous les jours, il faut beaucoup de vitamine C pour tenir la forme, résister au stress, garder des artères en bonne santé et une immunité solide.

Et après 60 ans, il en faut encore plus !

Il y a donc une différence entre une maladie mortelle, due à une carence totale, et une mortalité accrue, due à des déficiences de long terme.

Or si tout le monde convient de l’importance de la vitamine C – que même les hôpitaux donnent en intraveineuse pour le cancer – les oméga-3 ne sont malheureusement pas jugés aussi nécessaires.

A tort, puisque les déficiences en oméga-3 pourraient être responsables de nombreux décès.

C’est un fait : les oméga-3 peuvent vous sauver la vie

Le gouvernement français a compris l’importance de l’apport en oméga-3 pour la santé de la population.

Pour preuve, l’ANSES, l’agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation, y a consacré une très jolie page, qui nous aide bien à comprendre pourquoi les déficiences en oméga-3 sont mortelles1.

  • Les oméga-3 sont nécessaires au développement de la rétine, du cerveau et du système nerveux (donc très probablement utiles pour les entretenir…)
  • Ils diminuent la tension artérielle
  • Ils diminuent le taux de triglycérides dans le sang, des graisses qui forment les caillots sanguins
  • Ils réduisent la morbidité et la mortalité cardiovasculaire
  • Ils préviennent la dégénérescence maculaire liée à l’âge
  • Ils ont un effet positif sur le maintien de la santé mentale (« dépression, démence dont maladie d’Alzheimer »)

Cela nous permet de mieux comprendre le raisonnement de l’étude d’Harvard, qui prétend aussi que les oméga-3 sont nécessaires à l’immunité.

En fait, le calcul des Américains de 90 000 morts par an par manque d’oméga-3 est plutôt logique.

Et il n’est pas étranger à l’apparition d’une maladie typiquement américaine, à savoir le syndrome métabolique.

Et je trouve cette maladie assez représentative des excès de notre civilisation.

En effet, le syndrome métabolique désigne la coexistence de plusieurs troubles de santé : obésité, diabète de type 2, problèmes cardiovasculaires, auxquels peuvent s’ajouter la dépression, le déclin cognitif et des risques de cancer plus élevés.

Toutes ces conditions sont symptomatiques d’une absence quasi totale d’oméga-3 dans le sang (et aussi, d’une grave addiction au sucre…)

La preuve, les noix font maigrir !

La recherche nous offre parfois de belles surprises : cette étude extraordinaire2 montre qu’une consommation de noix ne provoque pas de prise de poids.

Ce travail analyse la prise de poids d’un ensemble de personnes, chez qui il est établi que sur les années, elles ont pris en moyenne 320 grammes par an.

Celles auxquelles on a donné des noix quotidiennement ont pris moins de poids.

Pour un mélange de noix, la prise de poids a été réduite de 190 g par an.

Avec une consommation de noix, les personnes étudiées ont même minci chaque année !

Et ceci, avec seulement 14 grammes de noix par jour.

Ce n’est pas étranger à l’apport important en oméga-3 que contiennent les noix.

D’autant que, contrairement au thon et au saumon, les noix ne contiennent pas de mercure, d’arsenic, ni d’aluminium.

7 bonnes raisons de manger des noix

  • Elles favorisent la perte de poids, grâce à leur teneur en oméga-3
  • Elles améliorent la santé cardiaque
  • Elles maintiennent la santé mentale et la fonction cognitive
  • Elles entretiennent vos yeux
  • Elles sont extrêmement riches en vitamines et en minéraux : manganèse, phosphore, magnésium, fer, zinc, cuivre, vitamines B1, B6, B9
  • Elles favorisent le transit intestinal, car elles sont riches en fibre

A ceci, on pourrait en ajouter une huitième : elles sont délicieuses !

Pour les bosseurs… et les gourmands !

Dans les siècles passés, leur forme de cerveau laissait penser que les cerneaux de noix étaient bons pour l’intelligence – et ce n’était pas faux !

Aussi, lorsque vous traversez des périodes de travail intense, il est important de consommer des noix.

D’un côté, elles réduiront votre stress, surtout grâce à leur apport en magnésium. De l’autre, avec les oméga-3, elles garderont votre capacité de penser en plein état de marche.

On trouve des noix en pâtisserie (brownies, tartes aux noix), mais je vous conseille d’en manger avec la plus grande modération, à cause de l’excès de sucre qu’elles représentent.

Quant aux noix, cuites, elles ne vous donneront pas du tout ce que vous attendez d’elles du point de vue nutritionnel.

Le mieux est de manger vos noix, fraîches, en salade !

De plus les noix se mangent en toute saison, et maintenant, vous pouvez même en acheter sans leurs coquilles.

2 bonnes raisons d’en profiter dès maintenant !

Portez-vous bien,

Dr. Thierry Schmitz


Sources

[1] https://www.anses.fr/fr/content/les-acides-gras-oméga-3

[2] Changes in nut consumption influence long-term weight change in US men and women

http://orcid.org/0000-0001-7356-645XXiaoran Liu1, Yanping Li1, Marta Guasch-Ferré1,2, Walter C Willett1,2,3, Jean-Philippe Drouin-Chartier1, Shilpa N Bhupathiraju1,2 and Deirdre K Tobias1,4

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