« Un ulcère, déjà, à mon âge ? »

Chère lectrice, cher lecteur,

Je n’étais pas sans savoir que ma nièce souffrait de vives douleurs à l’estomac.  

Mais je ne pensais voir cette belle jeune femme avec les larmes aux yeux, en train de souffrir le martyre, lorsqu’elle m’a demandé une consultation.

« Comment, à tout juste 30 ans, je peux souffrir autant ? Est-ce que j’ai un ulcère, déjà, à mon âge ? »

Le premier devoir médecin, c’est de rassurer.

Alarmer n’est pas propice à la guérison, à moins qu’on soit en face d’un comportement réellement autodestructeur…

Or ma nièce, elle, mange très bien, très équilibré, et porte un soin méticuleux à la qualité des produits qu’elle cuisine.

De là, déjà, une première mise en garde : tout ce qui brille n’est pas d’or. Et tous ceux qui souffrent de l’estomac, même atrocement, n’ont pas un ulcère.

Mais surtout, nous n’en sommes plus aujourd’hui à nous dire que l’ulcère – le fameux « trou » dans l’estomac – est uniquement le fait de l’anxiété.

Car 3 ulcères sur 4 et 4 cancers de l’estomac sur 5 sont dus à 1 SEULE BACTERIE : Helicobacter Pylori. 

Et si vous l’avez en vous, au même titre que la moitié de la population mondiale, cela ne veut pas dire pour autant que les dommages qu’elle vous cause sont irréversibles.

Bien au contraire – il existe aujourd’hui des remèdes très simples et naturels pour s’en débarrasser définitivement.

Vous avez très mal au ventre ?
Voici la 1ère chose à faire

Je ne savais pas si ma nièce avait effectivement Helicobacter pylori, mais il fallait faire le test, et je vous le recommande. Vous pouvez désormais l’acheter en pharmacie ou le commander sur internet.

Car Helicobacter Pylori n’est pas une petite chose insignifiante, au contraire.  

Cette petite bactérie est responsable est un serial killer comparée à celle de la « pandémie » :

  • Elle touche LA MOITIÉ de la population mondiale, dont 15 à 30% des Français, et 5 à 10% des enfants, selon les chiffres de la haute autorité de santé française[1].
  • Répétons-le : elle est responsable de 3 ulcères sur 4 et de 4 cancers de l’estomac sur 5 ![2]
  • Elle a valu à Barry Marshall et Robin Warren le prix Nobel de médecine, mais pas seulement.
  • Les chercheurs en médecine ne voulaient pas admettre que Helicobacter était responsable des ulcères et des cancers. Barry Marshall a donc dû se rendre malade en s’inoculant la bactérie, pour prouver sa nocivité !

Car c’est un fait indéniable : on sait aujourd’hui que les ulcères et les cancers gastro-intestinaux sont dus pour la plupart à cette méchante bactérie, mais on ne la traite pas, ou du moins, on ne traite que ses effets, et non ses causes.

Parce que Helicobacter Pylori rapporte énormément d’argent. Des milliards chaque année.

Pas seulement en traitements contre les ulcères et les cancers gastro-intestinaux, mais aussi pour une raison beaucoup plus triviale, pour laquelle on traite le QUART de la population française tout entière :

Les antiacides.

Remontées acides : c’est Helicobacter aussi !

Les remontées acides concernent une grande partie de la population, puisqu’un quart des français prennent des médicaments pour contrer ce symptôme particulièrement gênant.

Et quand nous parlons d’antiacides, je veux bien sûr parler des IPP, ou inhibiteurs de la pompe à protons.

Le problème, c’est que ces « médicaments » n’améliorent pas la situation, ils l’empirent, même, le plus souvent.

En effet, les remontées acides, ou RGO[3], sont dans presque tous les cas dus à Helicobacter Pylori.

Donc lorsque vous prenez des antiacides, tels que le Maalox ou le Gaviscon, pour les plus connus, vous tentez de résoudre les effets, mais non pas les causes.

Si c’est à cause d’Helicobacter, la bactérie va continuer ses ravages, année après année. Si c’est à cause d’une alimentation irritante, vous ne saurez jamais ce que vous devez changer non plus.

Mais là n’est pas le plus grave.

16 millions de Français prennent ces médicaments dangereux – et vous ?

16 millions de Français prennent des antiacides à une fréquence régulière, et le plus souvent, quotidiennement.

Pourtant, ceci n’a rien d’anodin.

La Haute autorité de santé s’inquiète depuis longtemps de la prise d’antiacides sur le long terme – entendez : sur plusieurs années[4].

Malheureusement, les conseils diététiques qu’elle nous donne datent vraisemblablement du XIXe siècle, puisqu’elle nous enjoint à nous nourrir de sucres et de féculents pour retrouver une alimentation saine[5].

Or on ne peut pas raisonnablement nourrir les causes dont on déplore les effets. Mais quand on sait le poids du lobby sucrier en France, on ne s’étonne pas non plus.

Une étude suisse[6] et une étude américaine[7], ont pour leur part examiné le problème à fond, et déconseillent absolument la prise d’antiacides sur le long terme.

Car les conséquences de ces médicaments sont catastrophiques pour votre santé.

Antiacides : la descente aux enfers intime

La prise d’antiacides sur le long terme provoque :

  • Indigestion
  • Constipation
  • Anxiété
  • Insomnie
  • Déprime, voire dépression, dû au déséquilibre bactérien de votre 2e cerveau qu’est l’intestin.

L’étude suisse a relevé les incidences suivantes, notamment dues au fait que les antiacides participent à la déminéralisation de l’organisme : 

  • 23% d’infections digestives
  • 17% d’infections respiratoires
  • 23% de fractures
  • 12% de troubles métaboliques (manque de magnésium dans le sang, déficit en vitamine B12 – comme les véganes !)
  • 16% de néphrites interstitielles
  • 12% de cancers

Quant aux meilleurs spécialistes américains, ils ont relevé une augmentation des

  • Maladies rénales
  • Risques d’infarctus
  • Risques de sénilité précoce, dont la maladie d’Alzheimer

Ainsi qu’une dépendance de plus en plus accrue au produit. C’est normal : le corps s’habitue, et la cause du mal n’étant pas traitée, le problème empire.

Dans ce cas-là, pour ma part, je ne peux vous recommander que 2 choses.

La première, c’est d’avoir une alimentation équilibrée, et riche en nutriments, notamment en fibres et en polyphénols. En somme, mangez des fruits et des légumes, et bien colorés si possibles.

La seconde, c’est, si vous êtes atteint par Helicobacter Pylori, de faire confiance à la nature, je veux dire par-là : au pouvoir des plantes.

Un cocktail pour sauver votre estomac

L’avantage des plantes, c’est que les mauvaises bactéries ne s’y habituent jamais. Quand elles nettoient, elles le font bien.

Simplement, il ne faut pas que votre corps, lui, s’habitue trop à la prise de ces remèdes. Voilà pourquoi, lorsque vous faites des cures de plantes, comme pour les compléments alimentaires, il est très important de faire des pauses.

Au moins 1 à 2 semaines toutes les 5 semaines.

Maintenant, passons si vous le voulez bien, aux 3 championnes de la lutte antiacide, qui feront la chasse à Helicobacter Pylori et rendront à votre estomac sa vigueur d’antan.

  • L’achillée soulage les troubles digestifs, les spasmes de l’estomac et de l’intestin, a des effets protecteurs de la muqueuse gastrique, stimule la production de bile, et en plus, elle est la bête noire d’Helicobacter Pylori
  • La coriandre, certainement la plante préférée de votre estomac ! Antioxydante, antibactérienne, antifongique, anti-ballonnements, elle apaise les ulcères et les spasmes intestinaux. En un mot : c’est la plante qui vous fait retrouver une digestion optimale.
  • Le basilic, qui protège de toutes les allergies et des intolérances alimentaires, mais surtout, qui a les mêmes effets que la coriandre. Ainsi, quelles que soient les difficultés, vous avez deux alliés pour votre digestion au lieu d’un.

Je ne peux que vous recommander d’associer ces trois herbes à vos plats favoris. La coriandre et le basilic rehaussent le goût de bien des plats, dans la cuisine occidentale comme dans la cuisine asiatique. Vous pouvez ainsi prendre des recettes de partout !

Quant à l’achillée, un peu plus rare, elle vous pouvez la trouver facilement, la prendre sous forme de cure, ou l’intégrer à vos plats, si son goût vous convient !

Je connais également un remède qui associe ces trois plantes, et qui peut être très utile si vous ne vous sentez pas de cuisiner avec ces trois herbes, et que vous voulez vraiment vous débarrasser d’Helicobacter Pylori au plus vite.

Dans tous les cas, vous n’avez pour ainsi dire rien à perdre, et tout à gagner si vous avez des problèmes d’estomac, et si mieux encore, vous avez été diagnostiqué positif à Helicobacter Pylori…

Quant à ma nièce, ses maux de ventre étaient surtout dus au manque d’exercice et aux cigarettes qui alourdissaient ses poumons. Son diaphragme n’était plus aussi musclé, et tout le poids se trouvait reporté sur son estomac qui en souffrait beaucoup.

Comme quoi, tous les problèmes digestifs ne signifient pas ulcères !

Portez-vous bien,

Dr. Thierry Schmitz


Sources

[1] https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2775406/fr/infection-par-helicobacter-pylori-chez-l-adulte-la-has-precise-les-actes-de-diagnostic-et-les-modalites-de-traitement

[2] https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/24324-L-Helicobacter-Pylori-bacterie-responsable-ulceres-Histoire-d-une-des-grandes-decouvertes-la-medecine-moderne

[3] Pour « reflux gastro-œsophagiens

[4] https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Pres-de-16-millions-de-personnes-ont-eu-une-prescription-d-inhibiteurs-de-la-pompe-a-protons-IPP-en-2015-en-France-Point-d-Information

[5] https://www.snfge.org/sites/default/files/SNFGE/Bibliotheque_scientifique/reflux_gastro-oesophagien_snfge-cregg_2017.pdf

[6] https://www.revmed.ch/RMS/2015/RMS-N-485/Inhibiteurs-de-la-pompe-a-protons-IPP-peut-etre-pas-si-inoffensifs-que-cela

[7] Brisebois S, Merati A, Giliberto JP. Proton pump inhibitors: Review of reported risks and controversies. Laryngoscope Investig Otolaryngol. 2018 Oct 19;3(6):457-462. doi: 10.1002/lio2.187. eCollection 2018 Dec.

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