L’épuisement glandulaire ou le burnout, un mal de plus en plus répandu

Il semble parfois difficile d’établir la différence entre une fibromyalgie, une dépression, une maladie de Lyme, une fatigue chronique, un covid long, une hypothyroïdie, un burnout ou encore les symptômes provoqués par un stress intense ou encore par la ménopause chez certaines femmes. En effet, force est de constater que 90 à 95 % de ses symptômes sont communs à ces différents troubles de santé.

On trouvera dans (presque) tous les cas :

  • Fatigue physique
  • Fatigue intellectuelle ou « nerveuse »
  • Tristesse ou morosité (voir état dépressif dans les cas les plus avancés)
  • Manque d’enthousiasme
  • Douleurs articulaires et/ou musculaires
  • Troubles de la digestion
  • Troubles du transit intestinal
  • Terrain inflammatoire
  • Troubles du sommeil
  • Frilosité et/ou bouffées de chaleur
  • Troubles de la concentration (de l’attention)
  • Troubles de la mémoire

Un biais provient de l’approche médicale et scientifique classiques qui est purement analytique et qui cherche à trouver des différences entre les maladies plutôt que de voir ce qui leur est commun.

Si l’on cherchait donc plutôt ce qu’il y a de commun entre toutes ces pathologies et quelles pourraient être les dysfonctions à l’origine de tout cela.

Pour trouver le dénominateur commun à tous ces troubles, il faut sortir de cette vision analytique qui divise l’homme en différents systèmes adopter un mode de pensée holistique ou synthétique (dans le sens de : qui fait la synthèse) de l’être humain.

Le système qui chapeaute et régule l’ensemble de nos cellules, de nos tissus et de nos organes ainsi que notre faculté d’adaptation est le système endocrinien. Et si certains affirment que le système adaptatif est le système nerveux, en remontant le cours de l’embryogenèse (développement de l’embryon) on ne peut que constater que les glandes endocrines sont parmi les premiers organes qui apparaissent et qui deviennent efficients, et cela bien avant que se développent et que fonctionnent les premières cellules nerveuses.

Par raisonnement tout à fait logique, on ne peut donc pas imaginer qu’un système (le système nerveux en l’occurrence) qui se développe postérieurement à un autre prenne les commandes.

Dans notre organisme, toute cellule a besoin d’énergie vitale pour fonctionner. Cette énergie vitale provient du cycle de Krebs qui se déroule dans la mitochondrie et qui dégage de l’ATP par oxydoréduction. Pour que ce cycle se déroule correctement, il faut un apport suffisant d’oxygène et de glucose, mais l’impulsion première qui induit le cycle de Krebs et les oxydoréductions est donnée par la thyroxine (hormone thyroïdienne).

Les neurones et les cellules sensorielles de nos organes des sens, y compris les cellules proprioceptives qui perçoivent toutes les sensations à l’intérieur du corps, nous permettent de percevoir l’ensemble de la réalité qui nous entoure ainsi que celle de nos systèmes intérieurs et de nous y adapter grâce à l’intervention des diverses sécrétions hormonales.

Tout mode de fonctionnement et tout apprentissage répété finira par s’enregistrer dans le cerveau et par devenir des fonctionnements réflexes qui seront pris en charge par le système neuronal tant qu’ils ne nécessitent pas de nouvelles adaptations.

Dès qu’il y a changements, nouvelles informations, besoin de nouvelles adaptations, il y aura inévitablement intervention du système hormonal pour réguler l’homéostasie.

Pour en revenir au burnout, tous les nouveaux scientifiques et les médecins sont d’accord pour dire qu’il s’agit d’une désadaptation ou d’une impossibilité de la personne à s’adapter aux circonstances de vie du moment.

Le burnout (comme toute pathologie d’ailleurs) trouve son origine dans un épuisement glandulaire et particulièrement dans un épuisement thyroïdien qui sera rapidement suivi d’un épuisement des corticosurrénales.

Comment en arrive-t-on à l’état d’épuisement glandulaire ?

Avant d’être un épuisement nerveux, le burnout est avant tout un effondrement glandulaire, effondrement qui entraîne une désadaptation face à la réalité. L’épuisement nerveux n’est donc qu’une conséquence d’un gros déséquilibre hormonal.

Qu’il s’agisse d’un burnout familial ou d’un burnout professionnel, quelle qu’en soit la cause l’épuisement glandulaire touche des personnes qui ont dû se suradapter, gérer des situations compliquées, porter de trop lourdes responsabilités, mener une vie à des rythmes ainsi que nous est ingérable ou encore des personnes qui ont subi de fortes pressions, du harcèlement, des violences de tous types ou des situations qui ont fortement abîmé leurs profondes valeurs personnelles et humaines. Ces différentes situations ont surstimulé le système adaptatif, donc glandulaire, de ces individus. Cette sursollicitation finit par épuiser leurs glandes.

Cet état d’épuisement glandulaire se constate d’ailleurs dans les prises de sang ou dans les prises d’urines de 24 heures, dont les taux de cortisol sont excessifs en raison du stress chronique auquel les personnes ont dû faire face.

Les signes avant-coureurs

Avant d’atteindre l’épuisement total et le burnout, il y a toujours des signes avant-coureurs qui devraient alerter la personne, leurs proches ou leur médecin. Malheureusement, trop peu de gens sont à l’affût de leur ressenti et puis dans notre monde il n’est pas bon d’être fatigué, d’avoir envie de se reposer ou d’avoir une quelconque défaillance mentale ou émotionnelle. Le moteur de notre société est la performance et l’efficacité, se montrer « fragile » est mal vu.

Lorsque l’on interroge les personnes victimes de graves problèmes de santé, on constate que ceux-ci sont toujours précédés de signes avant-coureurs donc de prodromes plus ou moins importants qui précèdent les véritables symptômes. On devrait absolument en tenir compte, se mettre au repos ou du moins nettement ralentir le rythme de vie et être attentif à son mode et à son hygiène de vie.

Si l’on ne prend pas en compte ces avertissements, les prodromes ne font que s’aggraver avec le temps qui passe.

Le 1er signe qui se manifeste est toujours la fatigue très souvent accompagnée de troubles du sommeil. Au départ, il s’agit souvent d’une fatigue d’ordre plus intellectuel, mental, émotionnel ou nerveux. L’on a le cerveau embrumé. L’on éprouve des difficultés de concentration, de petites pertes de mémoire, de l’anxiété et du stress. Parfois, s’ajoutent à cela un peu de transpiration nocturne ou quelques palpitations.

Certaines personnes peuvent également ressentir des douleurs physiques musculaires ou articulaires que l’on mettra la plupart du temps sur le dos de l’âge et de l’arthrose. D’autres éprouveront des migraines, des douleurs derrière les yeux, des sifflements ou des bourdonnements d’oreilles ou une baisse de l’acuité visuelle ou auditive. Sachez que cette liste n’est absolument pas exhaustive et qu’il existe bien d’autres signes que le corps vous envoie et dont il faut tenir compte.

Qui est un sujet au burnout ?

En raison de leur mode de fonctionnement psycho-émotionnel, certains profils psychologiques semblent plus prédisposés à l’épuisement glandulaire.

Ce ne sont ni les paresseux ni les « je m’enfoutistes » qui tombent en épuisement glandulaire, mais plutôt les personnes très consciencieuses et perfectionnistes, qui veulent toujours bien faire pour se satisfaire, mais surtout pour satisfaire les autres. Ce sont souvent des individus qui prennent plus soin des autres que d’eux-mêmes. 

Ce qui est dramatique actuellement c’est que les enfants ainsi que les adolescents peuvent également être épuisés du point de vue glandulaire et donc être touchés par le burnout. Cela nous est régulièrement confirmé dans nos consultations, car dans le monde actuel les enfants n’échappent pas aux rythmes de vie trop soutenus, aux trop nombreuses activités, à un mode de vie destructeur, ni à la malbouffe, aux pollutions ou encore aux perturbateurs endocriniens.

Il n’est pas rare de voir des personnes plus âgées, des grands-parents ou des femmes au foyer accompagnant des parents, un enfant ou un conjoint tout au long du maladie grave par exemple tomber dans ce genre d’épuisement en raison de leurs multiples activités trop sollicitantes.

Quelques solutions ou pistes pour sortir du burnout

Sortir d’un burnout est un travail de très longue haleine qui nécessite repos, patiente et bienveillance envers soi-même. Il est très fréquent que les personnes retombent plusieurs fois en burnout, car elles reprennent trop vite les activités (professionnelles ou autres) à plein régime.

Il faut donc apprendre à se ménager, à prendre soin de soi et surtout à savoir dire non aux nombreuses sollicitations de la vie ou de l’entourage.

Toutes les plantes adaptogènes (ashwagandha, maca, ginseng, éleuthérocoque…) seront également très utiles puisqu’elles soutiennent les glandes endocrines, dont les surrénales, et favorisent donc le retour à l’équilibre glandulaire.

Sources

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